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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

HENDAYE
Le blog des Hendayais sur Sud-Ouest blog

HENDAYE… en attendant le 14 juillet…

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   HENDAYE…

   en attendant le 14 juillet



    Amigos del blog, vous avez été presque aussi nombreux à voter pour notre petit sondage qu’aux élections européennes…

 Européennes justement, puisque vous êtes une très très  grande majorité à demander à ce que le drapeau européen flotte à côté du drapeau tricolore et à côté du drapeau basque… l’ikurriña.

 
Sur le nombre de votants, vous avez été moins nombreux à vous prononcer que sur l’affaire du beach rugby, mais plus nombreux que sur l’interdiction de l’Euzkal Herriko Laborantza Ganbara…

  Sur 138 votes, vous êtes tout de même 11% à être d’accord avec la mairie qu’il ne faut PAS mettre de drapeau au balcon de la mairie ! (sauf pour les jours de fêtes…) 

 
Pour les uns, 11% ça paraîtra peu… et pour d’autres, c’est encore beaucoup… oui, pourquoi PAS de drapeau sur notre Hôtel de Ville ?

 
Heureusement, vous êtes (ce n’est qu’un sondage) 89% à demander que flotte le drapeau français avec en plus une très large majorité (62% de tous les suffrages exprimés et 70% des partisans du drapeau au balcon) à souhaiter que flottent également les couleurs de l’Europe et celles d’Euskadi.

 
En plus… c’est joli, non ?

 

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  Moins jolis, ce sont les camping-cars de plus en plus nombreux sur notre belle plage et dans tous les plus beaux endroits d’Hendaye-ville et Hendaye-plage. 

En réalité, ces maisons roulantes qui devaient permettre de visiter les régions, en faisant râler les autres automobilistes, se transforment souvent en camping-sauvage dans les villes.

Un casse-tête pour les municipalités, car il n’est pas possible d’interdire l’entrée des camping-cars, mais seulement d’en interdire le camping ou le stationnement.

 
Cet été, la chasse aux camping-cars est ouverte !

  Ça change de la palombe… cucurucucu… paloma !


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    WC… Welcome Camping ! Le rendez-vous préféré des camping-cars.
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Autre casse-tête pour la municipalité : Le surf sauvage !

La liberté des uns s’arrêtant là où commence celle des autres !

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       Un comble ! Le bâtiment des MNS, rendez-vous des écoles de surf …
   surf1.JPG 

Étant l’un des fondateurs du Surf-Club-Bidassoa (si c’est loin…) je ne saurais être suspect d’anti-surfing. Bien au contraire !

 
Mais il convient de rappeler que ce sport est très dangereux pour les baigneurs et que le partage de la plage repose sur des règles précises, particulièrement à Hendaye :

  1 Une zone de surf à droite du Casino, bien délimitée, où le surf est « autorisé ». C’est-à-dire qu’on a le droit d’y pratiquer le surf et… qu’on a également le droit de s’y baigner… évidemment !
Dans cette zone, les parents et les baigneurs sont invités à la prudence et doivent respecter les surfeurs. Les surfeurs restent évidemment, responsables de leur planche et doivent respecter les nageurs. Aucune zone de plage ne saurait être réservée exclusivement au surf, sauf décision du Maire pour des compétitions, par exemple.

 
2 Le reste de la plage est interdit aux planches de surf, comme dans la plupart des plages de la Côte.

Mais cette réglementation n’est pas respectée. Son affichage est incompréhensible. Et Hendaye est devenue la plage de toutes les écoles de surf avec des accidents graves à prévoir cet été et de belles bagarres entre baigneurs et surfeurs en perspective.

  Cet été, on ouvre également la chasse aux surfeurs ! Ça change des crocodiles… 

  Alors, amigos del blog, imaginez un camping-car, immatriculé en Espagne, qui sort des planches de surf devant le Club Mickey et ne paye pas son parcmètre… joder !




 
Juillet arrive… ça va être chaud !



  Pour le beach-rugby, hélas, la chasse est fermée! 

 
  Il faut dire qu’il n’y avait plus de gibier…











Et on finit ce blog sur cette image magnifique de la petite hendayaise Pauline Ado, championne du Monde de surf junior!

Pauline, sur une vague de North Narrabeen, en Australie.
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                       Pauline Ado claims ASP World Junior Title at North Narrabeen (photo ASP)  



 
 Aupa Hendaia eta aupa Pauline !



Hendayeblog, champion du monde junior des blogs de SUD-OUEST:
http://hendaye.blogsudouest.com

Pour nous contacter directement c’est: hendayeblog@orange.fr
 
Et pour visiter les blogs régionaux de Sud-Ouest les plus fréquentés: 
http://blogsudouest.com/blogs-vie-locale/


 

Hendaye à l’Honneur !

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  Honnêtement, je n’avais pas très envie de mettre des photos de la cérémonie de ma décoration de la Légion d’honneur sur mon propre blog!


Mais, d’une part, ce n’est pas MON blog, mais le blog des Hendayais.

D’autre part, vous avez été, amigos del blog, si nombreux à m’envoyer des petits messages et des gros muxu par e-mail, par sms et même par des commentaires sur le blog que je ne résiste pas à vous faire partager, si vous le voulez bien, ce gros moment d’émotion…

La cérémonie s’est déroulée place de l’Etoile, sur la terrasse de Publicis, où j’ai commencé ma carrière au côté du fondateur Marcel Bleustein-Blanchet.

L’Arc de Triomphe était en pleine préparation des cérémonies du 18 juin, si bien que l’on entendit

la Garde Républicaine jouer “La Marseillaise” au moment même où on me remettait la prestigieuse médaille.



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La médaille m’était épinglée “au nom du Président de la République” par une femme magnifique, Véronique Cayla, la directrice générale du Centre National du Cinéma après son discours très touchant, plein d’humour, et un hommage à mon père, grande figure du cinéma d’art et d’essai.


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Michel Roussin, tout juste débarqué de l’avion qui le ramène du Gabon, vient m’embrasser. 

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Avec le Colonel Vesco, le patron du 8ème RT qui dirige les commémorations de l’appel du 18 juin et avec Claude Pinoteau.



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Avec un  représentant des Hendayais … Pierre Thillaud et avec l’écrivain et cinéaste cubain Edouardo Manet.

 


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Txin !Txin ! Le premier verre, après les émotions, avec Véronique Cayla, en présence des “parrains” du cinéma… Guy Verrechia, président d’UGC, Jean Labé , président de la Fédération Nationale des Cinémas Français et Daniel Goldman, président du Syndicat Américain.



De nombreux amis du cinéma et de la publicité étaient là, bien sûr, mais aussi des personnalités politiques, trinquant ensemble de gauche à droite.

C’est ainsi que l’on a pu voir (ne dites pas à Kotte que c’est sur le blog) le très mitterrandien Kotte Ecenarro, conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, trinquer avec la très très chiraquienne Catherine Colonna, Ambassadrice permanente auprès de l’UNESCO et avec l’ancien ministre de Jacques Chirac, Michel Roussin, “Monsieur Afrique” tout juste arrivé des obsèques d’Omar Bongo.

Un Kotte “d’ouverture” qu’on retrouvait tard dans la soirée, dans un restaurant de la place de l’Etoile, au “diner des amis” organisé par Anne, dinant et riant à la même table que l’étoile montante de l’UMP, le nouveau maire de Senlis et collaborateur de la Ministre Alliot-Marie, Jean-Christophe Canter… à suivre…


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 L’Ambassadrice permanente à l’UNESCO, Catherine Colonna, en grande conversation avec le Conseiller Général des Pyrénées Atlantiques.  Et à droite,  Bertrand Siguier, vice-président de Publicis (mais aussi vieille famille d’Urrugne) et mon ami Gonzague Saint-Bris.



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Le soleil se couche sur l’Arc de Triomphe du fondateur de la Légion d’Honneur (Loi du 29 floréal AN X) … que je traverse pour me rendre au « Diner des Amis »…


Photos Angela Mejias avec tous mes remerciements et mon amitié.

Retrouvez les plus belles photos d’Angela sur:  http://www.angelamejias.com

 

 

kotte-j-christophe.JPGau « Diner des Amis »… ma fille Virginie est entourée des deux meilleurs amis du monde… à sa droite… le toujours socialiste Kotte Ecenarro et à sa gauche… le nouveau maire de Senlis, un des jeunes loups de l’UMP… affaires à suivre…


… Et déjà circule sur Internet le portrait officiel de Kotte Ecenarro, probable candidat de la gauche à la prochaine élection présidentielle…
… quel honneur!

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Hendaye, ville frontière et sans drapeau.


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 Hendaye,

ville frontière et sans drapeau.


 

Hendaye a un problème avec les drapeaux qui relèvent pourtant de la législation, mais aussi de la tradition.

 
En France, le drapeau national doit flotter, tous les jours, sur tous les bâtiments publics, et particulièrement sur les mairies et les écoles. 

 Très souvent, comme à l’Education Nationale, on ajoute désormais, le drapeau de l’Europe. 

  Enfin, en Pays basque français, on ajoute parfois le drapeau basque, l’ikurriña, en signe d’appartenance au Pays basque, au sens large, à Euskadi.

Certains y voient alors une manifestation en direction de la création d’un département basque, souhaité par de très nombreux maires, un département qui aurait toute autorité pour se rapprocher du gouvernement autonome basque dans de nombreux domaines économiques, culturels, écologiques.

Hendaye en est un exemple parfait avec la création du Consorcio qui regroupe les trois villes riveraines de la Baie de Txingudi.

Or, le drapeau français ne flotte presque jamais au balcon de la mairie d’Hendaye, une des villes les plus importantes de la région et, de surcroît, une ville historique et frontalière.

Le dimanche 7 juin, jour des élections européennes, comme le montre notre photo du haut, la mairie d’Hendaye était probablement l’une des seules mairies de France à ne pas faire flotter les couleurs de la République
 et même une des rares mairies d’Europe à ne pas avoir également sorti, ce jour-là,  le drapeau européen.

Même notre toute petite voisine de Biriatou avait parfaitement, ce jour d’élections, sorti les trois drapeaux.

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                                             L’hôtel de ville (Herriko etchea) de Biriatou le jour des élections européennes.


Quelques jours auparavant, Hendaye était peut être une des rares villes de France à ne pas avoir mis son drapeau en berne pour le deuil national décrété en hommage aux victimes du crash aérien d’Air-France.

Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse d’une volonté du Maire, mais, bien plus, d’une négligence ou d’un simple manque d’organisation.

  Mais, hasard ou coïncidence ?… le Commissariat de Police d’Hendaye applique la même attitude en ne faisant JAMAIS flotter le drapeau de la République. 

C
e cas est beaucoup plus grave, puisqu’il s’agit d’un sérieux manquement au règlement et à l’obligation de tous les postes de police  de se placer sous le symbole de la République et d’afficher, bien visible, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

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 L’attitude désinvolte du Commissariat de Police d’Hendaye tombe d’autant plus mal qu’il est également l’immeuble de la police des frontières et le centre de rétention administrative (CRA) qui regroupe les « sans-papiers » et que cette tâche ingrate et très impopulaire ne peut se justifier que sous l’autorité des lois de la République. C’est dire si le drapeau national y est indispensable !

 
Mais le comble est… à Hendaye-plage, avec le magnifique port d’Hendaye qui devrait obéir, lui, aux traditions maritimes et frontalières.

 Sur cette magnifique baie d’Hendaye, deux ports de pêche et de plaisance se trouvent face à face (et se complètent). Le port d’Hendaye et le port de Fontarabie/ Hondarribia  avec leurs règles de navigation, de signalisation et d’accueil.

 
Dans la marine, civile ou militaire, en mer comme à terre, les règles pavillonnaires sont formelles.

  Le port d’Hendaye hisse donc obligatoirement le pavillon français. Et, selon une tradition que l’on retrouve également en Bretagne ou en Normandie, Hendaye hisse aussi le pavillon Basque. Enfin, comme de nombreuses villes, on peut (ce n’est pas obligatoire car ce n’est pas un pavillon maritime) ajouter le drapeau étoilé de l’Europe.

  Mais…. Ajouter le drapeau espagnol sur la rive française de la Bidassoa est absurde, maladroit et… politiquement incorrect vis-à-vis de nos voisins de Navarre et du Guipuzcoa victimes de la « guerre des drapeaux ».



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En effet, du coté « espagnol », de nombreuses municipalités basques, comme Fontarabie ou Pasajes/Pasaia, se voient poursuivies par Madrid pour les obliger à faire flotter le drapeau espagnol à coté ou à la place du drapeau basque. Cette “guerre des drapeaux”, réveillée par l’arrivée des nationalistes espagnols au Parlement basque, est souvent appuyée par des interventions militaires.

De nombreux bateaux de pêche ou de plaisance ont été verbalisés par la marine espagnole pour ne pas avoir hissé le pavillon « de sangre y oro » au lieu de l’ikurriña.

Il ne faudrait pas qu’Hendaye semble ainsi prendre parti dans ce conflit en faisant flotter le drapeau espagnol sur la rive française.


  En plus… ce drapeau espagnol est levé… sur la partie survolée à basse altitude par les avions espagnols qui se posent ou décollent de l’aéroport de Fontarabie au mépris de toutes les règles de sécurité! Un comble!

Le gouvernement de Madrid, qui revendique le droit de survoler le port d’Hendaye, n’en demandait pas tant ! Comme une sorte de reconnaissance que nous serions sur un territoire partagé, une “zône franco-espagnole”, en quelque sorte.. c’est malin!

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“ ¡Cuidado, José, no te peges contra la bandera española ! “


Non, franchement, et plein de respect et d’amour pour nos amis espagnols, il n’y a aucune raison de faire flotter  le drapeau de Madrid sur le port d’Hendaye, ni aucune raison de faire flotter le drapeau français sur le port de Fontarabie !… ils ne le font d’ailleurs pas ! Sinon, prévenez-moi.


  AB


Et vous? Pensez-vous que la mairie d’Hendaye devrait faire flotter un drapeau au balcon?

Le français, seulement?… et le basque aussi?… et l’européen encore? … VOTEZ! en haut à gauche de votre écran, notre petite consultation, notre mini referendum sur le site de Sud-Ouest blogs… un petit espace de démocratie… hummm!

Aupa Hendaia!



http://hendaye.blogsudouest.com

 

Dimanche votez ! ¡Domingo… vota ! Igande… bota !

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 C’est un énorme paradoxe qui traverse tous les pays d’Europe.

 On se passionne (et on se déchire) pour les élections locales, municipales. On se passionne pour les élections présidentielles ou législatives et on se fout comme d’une guigne des élections européennes.
 
 
On oublie déjà des siècles de haines, de guerres avant d’être arrivé, petit à petit, à l’unité, à la paix et à la lente construction d’une Europe rassemblée unie, solidaire avec ses règles, ses lois, sa défense.
 
 
On feint d’ignorer que notre vie quotidienne et l’avenir de nos enfants dépendent bien plus du parlement européen que des institutions nationales.

 
Dimanche, il est à prévoir une abstention record et notre petite ville d’Hendaye ne sera pas épargnée… 

 Comment dire à
nos parents ou à nos grands-parents qui ont connu Verdun, la seconde guerre mondiale, les guerres carlistes, la guerre d’Espagne… comment leur dire que leur rêve d’une Europe unie… on n’en veut plus?… On s’en fout!… C’était mieux avant!

 
Amigos del blog, ce blog ne fait pas de politique, mais il se permet de dire à ceux qui hésitent (pour des raisons souvent respectables)… dimanche… joder… VOTEZ !

 
Et, franchement… ce n’est pas les candidats qui manquent… !

 
Votez… pour nos enfants, bien sûr,  mais aussi… en mémoire de nos parents.

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  Allez ! Pour finir, comme d’habitude sur notre blog, sur une note gaie, je vous propose de réviser les drapeaux de l’Europe… celui qui trouve Chypre a gagné d’être invité à la prochaine sardinade de Caneta.

Et … celui qui reconnaît tout de suite le drapeau de l’Estonie… un jambon d’Arruabarrena !

Cliquez sur le lien ci-dessous et jouez:

http://www.dailymotion.com/relevance/search/drapeaux+europe/video/x43qoz_les-drapeaux-de-lunion-europeenne_school



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Kotte à Cannes

kotte-ab.JPG 




   Chers amis d’hendayeblog ,




  Je vous écris de Cannes. 






   Festival de Cannes : Kotte Ecenarro avec A.B.


Le Festival se passe bien, les films sont merveilleux. Particulièrement le nouveau film de Jacques Audiard, un chef-d’oeuvre! Le film sera au palmarès à n’en pas douter.

Beaucoup de boulot aussi… si! si! si!

Car nous travaillons sur l’adaptation pour le cinéma du roman “Du Côté de Kotte” (Editions Gallimard)

Histoire magnifique du fils d’un réfugié républicain de la guerre civile et de son enfance à Hendaye, son adolescence, jouant de la batterie avec ses petits camarades de mai 68…

Il devient plus tard un génie de la finance et sauve une usine de panneaux routiers de la banqueroute. Il sera élu Maire de sa ville natale du Pays basque et conseiller général du département.

Enfin, et c’est le grand moment du film, Kotte devient le candidat de toute la gauche rassemblée pour l’élection présidentielle qui se termine (c’est la grande scène du film) par une sardinade dans les jardins de l’Elysée!

De nombreuses stars se bousculent sur la Croisette pour obtenir le moindre rôle dans ce projet monumental de la Warner.

Kotte, attendu pendant toute la semaine, est enfin arrivé à Cannes, où une suite lui était réservée au Carlton.

Kotte à Cannes!!!

Pour voir les images du 62ème Festival de Cannes, cliquez directement sur le lien ci-dessous
…                                                      




Clique ici




… à bientôt, amigos del blog!

Saludos de Cannes!

A.B.






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Hendayeblog, des clics et des claques!

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Sud-Ouest vient de modifier le comptage des visiteurs de sa plate-forme afin de mieux mesurer sa fréquentation. Les fameux “clics” qui ne sont pas toujours des visites réelles. Désormais, on compte les visiteurs réels.

Nous, à Hendaye, on ne craint ni les clics ni les claques mais seulement les blings que font les euros que l’on glisse dans les nouveaux parcmètres.

Des parcmètres, rappelons-le, qui n’acceptent pas les pesetas!

Bon, soyons honnêtes, si le blog d’Hendaye se détache du peloton et termine la course d’avril loin devant les autres blogs, c’est surtout grâce au Beach-rugby et aux nouveaux horodateurs.

Allez… on continue?

AB


Ci-dessous, les résultats précis des principaux blogs de la rédaction du journal Sud-Ouest et les blogs de vie locale de la plateforme Sud-Ouest:


Les clics d’avril découverts sur le fil


Les jours des clics sont comptés… hum… hum… hum… Z’ont la peau dure, les bougres. Certes, ils ont fait une chute vertigineuse depuis le début du mois d’avril, rattrapant petit à petit le nombre réel de visites, mais ils ne sont pas encore à la hauteur… ça va venir, ça va venir…


En attendant, voici les véritables, vénérables et honorables statistiques d’avril 2009

 


AVRIL :


Nombre de visiteurs sur la plate-forme : 124 789 visites pour 358 594 pages vues (mars : 110 545 visites pour 349 865 pages vues)

_ _ _ _ _ _

Rédaction :

Le BD blog :
5 686 V

Sur la route : 3 667 pour

Le Piéton de Bordeaux : 3 305

New York City : 2 817 V

Iturria : 2 670 V

Emploi et formation : 2 334 V

Tempête : 1 757 V

Landes : 1 348 V

La photo du jour : 1 246 V

Le blog des blogs : 1 189 V


Vie Locale :


Hendaye :
9 330 V
Le Mas d’Agenais :
5 667 V
Bord d’eau Chartrons :
2 147 V

Mérignac : 1 946 V

Arthez : 1 922

La Bastide : 1 352 V

Saint-Jean-d’Illac : 1 340 V

Bacalan1 284 V

Le sentier de l’âne : 1 207 V

Du côté des jalles 1 178 V

Casteljaloux : 1 164 V



Pour les stats officielles de mars, cliquez —-> ICI
Pour les stats officielelles de février, cliquez —-> ICI
Pour les stats officielles de janvier, cliquez —-> ICI


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6 mai 2009 - 110 commentaires
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Hendaia: No pagarán los parquímetros…

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   ¡No pagarán !


     ¡No pagarán…

…  los parquímetros de Hendaia !



 

  Mais qui va payer pour les horodateurs ?

  Devinez… les Hendayais !

  Soyons honnêtes, les horodateurs, ou parcmètres, ont pour objet principal, non de rapporter de l’argent (même si dans de très grandes villes comme Paris, ils représentent des recettes importantes) mais de faciliter le stationnement dans ces villes, éviter le stationnement de longue durée et inciter les automobilistes à utiliser les parkings ou les transports de substitution.

Ils sont une réponse partielle à la circulation et au stationnement des véhicules.

Mais, attention, l’installation très coûteuse de ces horodateurs, leur entretien et leur surveillance continuelle par des employés  municipaux, des contractuels, coûtent très cher au contribuable de la ville et, disons-le, pas très cher à l’automobiliste.

Franchement, pour un citadin, pour un Parisien même, le poids des dépenses en parcmètres est insignifiant par rapport au reste du budget automobile.

Non, le parcmètre est un cadeau fait à l’automobiliste pour qu’il puisse garer sa grosse bagnole (parfois même un 4×4) au plus près de sa course.

Et pour qu’une ville s’équipe de parcmètres, il faut que son problème de stationnement soit réel et tout au long de l’année !

Tout près d’Hendaye… Biarritz, Saint-Sébastien bien sûr, le centre de Bayonne, Bordeaux évidement, ont des problèmes graves de circulation et de stationnement et des parcmètres y sont indispensables.

Mais, soyons honnêtes et… réfléchissons bien. Hendaye n’a pas de sérieux problèmes de stationnement… en dehors de la plage, lors de certains week-ends chargés qui correspondent parfois à de mêmes jours fériés de l’autre côté, et surtout du 15 juillet au 15 août quand… il fait très beau!

Ces jours-là, les Hendayais préfèrent souvent prendre la navette, un vélo, une moto ou aller à pieds. Et ils ont bien raison.

 Or, qu’on ne s’y trompe pas, ce « cadeau » de nouveaux parcmètres fait aux automobilistes, français ou espagnols, ne sera payé trois fois, je dis bien trois fois, que par les Hendayais !

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Ces parcmètres (affreux en plus) coûtent très cher, à l’achat et à l’installation, puisque le budget des 60 nouveaux horodateurs prévus pour cette seule année 2009, est de près de 600 000€. Vous avez bien lu… près de 10 000€ l’unité! Ils seront uniquement à la charge du contribuable hendayais et c’est normal.

  Pour être « crédibles » par les usagers et pour être rentables, il faut les surveiller à l’année, ou plutôt, surveiller le stationnement et le respect du paiement… toute l’année, même quand il n’y a plus que des Hendayais ou des locaux (à ne pas confondre avec « locos ») pour mettre des pièces ou des cartes. On vous aura prévenus !

Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus que 60 véhicules à la plage, que vous êtes dispensé de payer le stationnement. Au contraire, c’est parce qu’il n’y a que 60 voitures en stationnement que vous êtes sûr que le contractuel aura vite remarqué que vous êtes en infraction.

Moi, je veux bien « prendre une prune » un 15 août, devant le Valencia (c’est là que je me baigne…) mais pas en juin… joder !

Il faudra donc des employés, à l’année, dont les recettes par le paiement du stationnement ne couvriront même pas la rémunération.

 Mais ce n’est pas tout, amigos del blog, car il faut reconnaître, en toute amitié et respect pour la mixité de notre baie, qu’une très grande partie de notre problème de stationnement est le fait de voitures immatriculées « de l’autre côté ». Et c’est normal, puisque dans ce bassin de plus de 100 000 habitants, la « partie française », Hendaye et ses environs, ne représente pas 20 000 habitants et que nous avons annexé (ou plutôt nos ancêtres) la presque totalité de la plage. 

Cette plage, les Hendayais la partagent, comme la baie de Txingudi, avec leurs frères d’Irun et Fontarabie.

                      plaque-esp.jpg

Nous partageons la plage mais… pas encore les parcmètres !

¿ Porqué ?…    ¡Porqué no pagarán !

¿ Y porqué no pagarán ?

Porqué… les véhicules immatriculés en Espagne, qu’ils soient d’Euskadi ou du reste de l’Espagne, qu’ils soient même conduits par des résidents hendayais, n’ont aucune raison de payer le parcmètre puisque la France ne fait aucun recours pour un défaut de paiement de stationnement auprès de l’Espagne.

La France n’exerce, à ce jour, de poursuites auprès des  justices des autres pays de la communauté européenne que pour les délits graves, la mise en danger d’autrui, les infractions au transport routier, et, en aucun cas, pour des amendes inférieures à 70€.

 C’est ainsi également que les infractions relevées par les radars automatiques pour des véhicules étrangers (environ 20%) ne font l’objet, aujourd’hui, d’aucun recours auprès des tribunaux extérieurs à la France.  Alors, que dire d’un simple « dépassement d’heure affichée » !

 
En revanche, toute conduite dangereuse, ou excès de vitesse par un étranger qui se fait arrêter par la police ou la gendarmerie est passible des mêmes sanctions, voire de l’immobilisation de son véhicule. Sauf qu’un tribunal français ne peut retirer un permis étranger… évidemment.

  Certains pays, comme la Belgique, la Hollande ou l’Espagne luttent contre ce problème et n’hésitent pas à immobiliser des voitures étrangères en défaut de stationnement par l’enlèvement du véhicule ou son blocage par un sabot. Attention, amigos, c’est souvent le cas à Donostia avec les voitures françaises…

  En France, heureusement, l’enlèvement du véhicule, ou son immobilisation, ne peut être qu’une décision de police.


pv.jpg 
Et cette décision ne peut être prise qu’après verbalisation, suivie d’un délai raisonnable et le constat que le véhicule présente une gêne ou un danger. Ce n’est pas le cas d’un défaut d’affichage du ticket horodateur… heureusement !

 
Autrement dit, ne nous y trompons pas, en dehors de généreux donateurs ou de citoyens exemplaires… les véhicules immatriculés de l’autre côté ne paieront pas souvent leur stationnement, ni surtout leur contravention… Un comble pour les pigeons hendayais !


Les véhicules étrangers seront, bien sûr, verbalisés pour la forme, mais la contravention ne leur parviendra jamais ! Et la ville n’en percevra pas le montant.
 

C’est donc finalement les seuls Hendayais qui paieront les parcmètres, leur entretien, les employés, la verbalisation des automobilistes, les tickets pour le stationnement et … les amendes.

Ce sont les Hendayais… qué pagarán! Mais ce sont les Hendayais… qui le voulaient?



  P
our finir sur une note gaie, je vous livre une histoire de Raymond Devos… on dirait qu’elle se passe à Hendaye :
 
devos.jpgLe parcmètre


Les parcmètres, c’est une tricherie…

Vous savez que ça rapporte une fortune aux pouvoirs publics.
Une fortune !

Je le sais parce que mon voisin s’est fait installer un petit parcmètre clandestin devant chez lui.

Tous les soirs, il va retirer la recette… Il vit bien.

Il s’est même acheté une voiture…

Évidemment, il l’a mise devant son parcmètre.

Depuis, il ne fait plus un rond…

Mais ça, c’est de sa faute !


Ça se passe à Hendaye, vous ne trouvez pas ?


Et celle de l’Hendayais qui paye le parcmètre de sa voiture garée dans son jardin?

Vous la connaissez?   Cliquez là: publicité free



 
    http://hendaye.blogsudouest.com

D’accord… pas d’accord? Vous pouvez participer au débat et laisser vos commentaires ci-dessous et… c’est gratuit!



HENDAYE-PLAGE… PLAQUE LE BEACH RUGBY ?

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  HENDAYE-PLAGE…


 
… PLAQUE LE BEACH RUGBY ?






  Décidément… !
 


La sardinade, ça sent le graillon ! La Danborrada, ça fait du bruit ! Et maintenant, le Beach Rugby qui gêne la plage !… la plus grande plage de la Côte Basque, rappelons-le. 
 
Beach rugby dans une ville qui vient de fêter le centenaire de son club, le célèbre Stade Hendayais (voir nos éditions précédentes)… comme s’il était temps, à son âge, qu’il prenne une retraite bien méritée, ou, en tout cas, qu’il cesse de faire le gamin sur la plage.


Bien au contraire, le Beach Rugby, en partenariat avec la Fédération Française de Rugby est une démonstration sympathique de ce jeu et de ses valeurs sur les plages de France.
                                   beach21.jpg

En Pays basque, évidemment, cette démonstration sur le sable de l’un de nos sports favoris est aussi pour nos visiteurs une occasion de rencontre avec nos traditions et notre sens de l’hospitalité et du partage.


Une plage en Pays Basque, ce n’est pas fait pour bronzer ! D’ailleurs, il pleut assez souvent pour nous le rappeler.


Non ! Ez ! Une plage en Euskadi, c’est fait pour faire du sport, pour marcher, pour courir, pour nager, pour surfer, pour plonger et, même pourquoi pas, pour faire des pâtés.


Une plage en Euskadi, c’est un lieu de rencontre, d’échange, justement, comme au rugby !


Au fait, à quoi ressemble le Beach Rugby, avant de l’interdire sur la plage d’Hendaye ?


Visiteur du blog, clique donc sur ce mot barbare : Beach rugby … et tu verras une vidéo tournée par le journal L’Equipe.

BEACH RUGBY:

I - PRINCIPE


Une équipe en attaque, une équipe en défense, joueurs pieds nus, short ou maillot de bain et tee shirt.

L’équipe en possession du ballon, en employant exclusivement le jeu à la main (passe en arrière, selon les règles du rugby), a 3 tentatives pour marquer un essai.

L’équipe qui marque le plus d’essais, gagne la partie.


II - LES NORMES


            Le terrain :

Les dimensions d’un terrain sont de 35 mètres de large et 40 mètres de long. On ajoute de chaque côté, un en but de 5 mètres. (facultatif)


            Le ballon :

Ballon de rugby homologué par la FFR, et gonflé de façon suffisante.


            Composition des équipes :

Une équipe est composée de 8 joueurs au maximum. Seuls 5 joueurs sont admis en même temps sur le terrain.

Pour les équipes mixtes, aucune restriction quant au nombre d’hommes et de femmes. Tout joueur doit être âgé de 15 ans et plus, détenteur d’une licence de rugby ou d’un certificat médical.


            Durée d’un match :

           7 à 10 minutes en continu.

Pas de mi-temps, Pas de prolongation en cas de match nul.

Pour les finales : Deux mi-temps de 5 à 7 minutes, avec une pause de 2 minutes entre chaque mi-temps.

    En cas de match nul prolongation et essai en or.


Début et fin de match signalé par un buzzer (géré par la table de marque). L’action continue jusqu’à la première faute.


         beach45.jpg 

            Photo: Une belle passe de beach-rugby… juste devant la « paillote » de Serge Blanco !

Nouvelle affaire dans la “reprise en mains” des festivités hendayaises, le Beach Rugby devrait être interdit par la municipalité pour son traditionnel match du 15 (au rugby on écrit XV)… août… à 9h du matin !
 
Alors, amis du blog, mobilisez-vous ! Il faut sauver le soldat Ryan, les bébés-phoques et… le Beach Rugby !

Je vous propose un petit sondage, en haut à gauche de votre écran.

Vous pouvez voter POUR ou CONTRE l’interdiction du Beach Rugby du Stade Hendayais.



 Au fait, amigos del blog:

Savez-vous quelle est la différence entre les joueurs du Stade Hendayais et les Bébés-phoques ?
 

Ben… ils sont tous blancs et ils sont menacés par des chasseurs !

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                                    http://hendaye.blogsudouest.com



RESULTAT DU SONDAGE:
Sondage arrêté le jeudi 16 avril à  8h00
Vous êtes très nombreux à avoir donné votre opinion, merci.

Sur 333 votes!
91% (302 votes) sont contre l’interdiction du match de Beach Rugby sur la plage.

7% approuvent cette interdiction.

2% sans opinion, mais participent quand même à notre petit sondage et nous les remercions.

Le Stade Hendayais et les organisateurs du championnat de Beach Rugby ont donc gagné!… le sondage (et de loin), mais ils ont quand même, semble t’il, perdu la match!

Et maintenant… SILENCE!



6 avril 2009 - 334 commentaires
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PRESIDENCE DU PARLEMENT BASQUE AU PP




 
Le triomphe de la haine du basque

Par Périco Légasse



  Personne ne retire à Arantza Quiroga, nouvelle présidente du parlement autonome de Gazteiz, sa condition de citoyenne basque.

Une citoyenneté à part entière pour laquelle, au cours de l’histoire récente, des dizaines de militants abertzale ont donné leur vie sous les balles de la police espagnole.

En ce sens, l’élection d’une député du Partido Popular, qui plus est de son aile la plus conservatrice, à la tête de la plus haute institution législative de la communauté autonome d’Euskadi, est une victoire de la démocratie basque. Quiconque oserait dire le contraire ferait le lit des théories les plus abominables, contre lesquelles les patriotes de cette nation sans Etat se sont toujours battus.
Les immigrés et les descendants d’immigrés espagnols vivant en Euskal-Herria sont des nôtres, ce sont des “Basques” qui sont ici chez eux et nul ne peut, ni ne doit, remettre en cause ce droit inaliénable.

Toutefois, quelque chose laisse planer la suspicion sur cette élection : la haine à peine inavouée que les deux partis madrilènes à succursale euskadienne viennent de manifester à l’encontre du peuple Basque.
Contre toute attente, Patxi Lopez, leader du PSE et futur lehendakari, et Antonio Basagoiti, chef de la droite espagnole en Euskadi, ont jeté le masque.

                           presidenta-parlamento-vasco-arantza-quiroga-saluda-patxi-lopez.jpg

Alors que leurs partis respectifs se déchirent à Madrid et s’injurient dans le reste de l’Etat, comme par miracle, ils parviennent à s’entendre comme larrons en foire lorsqu’il s’agit d’exclure plus de la moitié de l’électorat basque des institutions autonomes. On sent dans le pacte législatif  signé l’autre jour par les deux états majors PSE/PP, pour se partager le pouvoir à Vitoria, comme un goût de revanche sur une réalité qu’ils n’ont jamais accepté, à savoir que le Pays Basque n’est pas l’Espagne.
 
Car personne n’est dupe de savoir que sans l’oukase judiciaire signé par Baltazar Garzon à la demande du gouvernement central espagnol, excluant,fût-ce pour de bonnes raisons, une partie de la société basque du débat électoral, le résultat du 1er mars 2009 n’aurait pas été celui là.

« Pas le liberté pour les ennemis de la liberté » entend-on à Madrid… « Liberté, que de crimes on commet en ton nom » peut alors répliquer Gernika.

N’oublions jamais que la constitution espagnole de 1978, sous laquelle fonctionne la démocratie réinstallée par les premières élections libre de juin 1977, fut rejetée, lors du référendum du 6 décembre 1978, par plus 70% de l’électorat basque. Aujourd’hui, en privant un secteur du nationalisme basque de toute possibilité de participer au scrutin, Madrid savait très bien qu’elle inverserait un résultat constant depuis le rétablissement du statut d’autonomie en octobre 1979, à savoir que la famille abertzale, majoritaire en voix dans ce pays, si l’on prend en compte les votes nuls de la liste D3M invalidée, ne dispose plus de la majorité des voix au parlement autonome.
 
Quoi d’autre que la haine du basque peut justifier qu’une filiale du PSOE cache à ses électeurs qu’elle pactisera avec son pire ennemi, le PP, pour éliminer du pouvoir, à Gazteiz, un parti, le PNV, dont il accepte les voix pour se maintenir au pouvoir à Madrid ?


Quoi d’autre que la haine du basque peut justifier que, pour la première fois dans l’histoire, la présidence de ce parlement n’échoit pas au parti le plus voté, le PNV, mais à celui arrivé en troisième position, le PP. Les électeurs du PSE ont-ils voté socialiste pour cela ?

Le PSE se souvient-il que, ayant été le premier groupe en nombre de sièges, aux élections de 1986, son candidat, Jesus Eguiguren, fut élu à cette même présidence avec les voix du PNV ?
 

Quoi d’autre que la haine du basque peut justifier que, s’étant engagé à faire élire une candidate bilingue, à savoir euskara et castillan, le PSE ait accepté de donner ses 25 voix à une militante du PP proche de l’Opus Dei ne sachant pas s’exprimer en basque ?

Quoi d’autre que la haine du basque (et là je parle aussi de la langue), peut justifier que Patxi Lopez ait accepté de se faire imposer la candidature de Arantza Quiroga, alors que le PP disposait d’une candidate parfaitement bascophone en la personne de Laura Garrido, un temps pressentie ?

L’élection d’Arantza Quiroga prouve que la véritable intention de l’alliance PSE-PP est donc bien d’éradiquer, autant que faire se peut, tout ce qui, durant ces trente dernières années, a fait la spécificité politique d’Euskadi : la suprématie sociale du patriotisme basque démocratique sur le nationalisme espagnol étatique.

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Comme le proclama Jose Calvo Sotelo, leader de la droite monarchiste sous la République, dont l’assassinat, le 13 juillet 1936, servit de déclencheur au soulèvement militaire du 18 : « Prefiero una España roja que una España rota » (Je préfère une Espagne rouge à une Espagne brisée).

Qu’on se le dise, l’élection de Madame Quiroga et, bientôt, celle de Monsieur Lopez, sont l’aboutissement du nationalisme espagnol. Autonomisme à visage humain, espagnolisme à visage malin.

Si ETA est tombé dans le piège en rejetant, par son aveuglement absurde et meurtrier, une partie de l’électorat non basque d’origine, acquis à l’abertzalisme depuis 30 ans, comme en témoignent tous les scrutins précédents, dans les bras des partis « espagnolistes », que le PNV, EA et Aralar ne soient pas dupes, et l’on peut parier qu’ils ne le sont pas : Ce ne sont pas les indépendantistes durs qui veulent chasser les Espagnols d’Euskadi, ce sont les « démocrates » espagnols qui ont chassé les Basques des instances dirigeantes de leurs institutions.

Cette infamie laisse augurer de tristes heures pour ce pays.

Gageons que le peuple Basque saura en tirer toutes les conséquences.

C’est bien simple : L’indépendance d’Euskadi vient de trouver sa justification.


Périco Légasse


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http://hendaye.blogsudouest.com

Hendaye… le blog des Hendayais… un an déjà !





    Hendaye…   le blog des Hendayais

     … un an déjà !
 



C’est au lendemain des élections municipales qui avaient tant divisé les Hendayais que s’ouvrait ce blog sur la plateforme de Sud-Ouest Blogs. 

  Un blog pour les Hendayais, une sorte de café du commerce virtuel, un Maïtena-internet, disons Maïnternet, une Place de la République informatique où l’on pourrait commenter, discuter, s’échanger, bavarder, chater… charlar… kalakater.



Un blog avec des visites  d’Hendaye, des commentaires sur les noms des rues… comme “l’impasse” des évadés… vrai…
 

… des photos, des informations et des invités de marque pour s’adresser aux Hendayais du Monde entier….

… Ceux de Txingudi, bien sûr, les veinards, mais aussi les exilés, ceux qui rêvent la nuit de partager nos bruits d’avions, nos coups d’enbata, nos engueulades et nos manifestations violentes pour la défense des sardinades à Caneta.


 Cet anniversaire doit être l’occasion de revisiter ce blog grâce au petit calendrier qui se trouve dans la marge et grâce aux « tags » qui vous permettent de cliquer sur des mots clés qui vous renvoient automatiquement aux pages consacrées:

    tag: Jubae Chilensis ?




Un Hendayais peut-il ignorer ce qu’est un Jubae Chilensis et où se trouve l’un des plus célèbres Jubae Chilensis du Monde ?


 



tag: Entrepuentes ?
L’un des chouchous de notre blog, dont les travaux doivent se terminer, rappelons-le,  vers la fin 2009… ?

tag: Leclerc ?
Général sur une partie de son boulevard, puis Maréchal de France, tout de même, sur les nouvelles plaques, l’une des grandes batailles de notre blog !

 
Et que dire du Patatero, du Txe, d’Eva Forest, d’Akim ou de l’abbé Simon?… personnages magnifiques des pages de ce blog.


 
Certaines « contributions » (comme disent les socialistes) ont été exceptionnelles.

Je pense en particulier au Père Émile qui a répondu sans détour à toutes les questions des bloggeurs. Personnage magnifique lui-aussi !



 
Oh ! Ce blog ne s’est pas fait que des amis… mais il s’est fait beaucoup d’amis.
 
  Et pour quelques agressions verbales, que d’encouragements, de signes d’amitié, de complicité.

Combien de commentateurs anonymes, aux pseudos les plus farfelus (tradition des blogs oblige) sont venus vers moi faire leur « outing » en me glissant à l’oreille, comme des francs-maçons, leur nom de code, comme une appartenance … à la grande loge du blog.

 
Des commentaires drôles, vifs, sarcastiques, mais toujours courtois et emprunts d’une collégiale passion pour Hendaye.



La règle était claire. Elle fut respectée. Le « modérateur » du blog n’eut, en un an, qu’à intervenir de rares fois et généralement avec le consentement du commentateur emporté. 

  La fréquentation de ce blog fut spectaculaire et plaçait très vite hendayeblog en tête des blogs du groupe Sud-Ouest et nous eûmes même les honneurs du journal à ce propos.

 
Mais ce blog ne saurait rester animé par une seule personne. Il ne vivra que dans la diversité des rédacteurs, des photographes, des animateurs et, toujours, des commentateurs.

  Ce blog, je le disais à sa création, et je le répète aujourd’hui, doit être le blog des Hendayais, dans leur diversité, leur mixité.

Nous avons besoin de collaborations actives, créatives, humoristiques, dans l’esprit d’Hendaye.

Un blog qui ressemble à Hendaye… joder !

 
Et puisque nous avons même installé sur ce blog un logiciel qui permet de faire des sondages, de voter (et que même le « patron » de ce blog ne peut influencer puisqu’il est situé à l’extérieur même de la plateforme de Sud-Ouest) eh bien, Votez ! 
(en haut à gauche de votre écran, un ordinateur ne peut voter qu’une fois, un réseau ne peut voter qu’une fois et après le logiciel bloque toute tentative de revoter)


Votez! En toute liberté… blog oblige.

Et en commentaires?

Eh bien! Commentez donc ce blog … en toute liberté!

On continue?

Merci, gracias, eta milesker!


Axel B.


 
Pour nous contacter directement, c’est toujours:  hendayeblog@orange.fr

             … et pour participer, c’est encore:    http://hendaye.blogsudouest.com


31 mars 2009 - 66 commentaires
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Bollywood… Bombay ou Bombaye?

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    Bollywood…


… Bombay ou Bombaye?




Connaissez-vous le cinéma indien ?

Un cinéma plein de couleurs, de bruit, de musique et qui laisse admiratifs les cinéphiles du monde entier, tout autant que les professionnels.


Car cette industrie monumentale, cette usine à rêves affiche des résultats hallucinants…

Si la France bat tous les records d’entrées en Europe avec un score remarquable de 180 millions d’entrées par an, l’Inde fait le même nombre d’entrées… par semaine !

La capitale de ce cinéma est Bombay, surnommée Bollywood, par contraction de Bombay et de Hollywood.

  Cette année, par exemple, un « petit » film de Bollywood bat tous les records d’entrées dans le monde et remporte à Hollywood pas moins de 8 Oscars, c’est le fameux « Slumdog Millionaire » .

Quel rapport avec Hendaye ? me direz-vous. 

J’y arrive.

Comme vous le savez, la Danborrada fait actuellement l’objet d’un film en tournage à Bollywood (voir nos éditions précédentes).

Les cinéphiles auront reconnu, dans l’extrait que nous avons présenté, l’acteur le plus célèbre du cinéma indien : Amitabh Bachchan. (Les Basques disent Amita Batxan). C’est la star dont le petit garçon de Slumdog Millionaire obtient un autographe, au début du film,  dans des conditions rocambolesques.


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 Or, l’adaptation de la Danborrada au cinéma promettant de substantielles retombées économiques sur la Ville d’Hendaye, il s’en est suivi des tiraillements entre le Comité des Fêtes et l’organisateur de la Danborrada.

  Vous avez aimé « Les Sardinades de Caneta » ? Vous adorerez « Quand Soufflera la Danborrada » !

  « Quand Soufflera la Danborrada » est… déjà ! en préparation dans les studios indiens et les premières images devraient être présentées à Cannes, lors du prochain Festival.

 
Dans cet extrait de tournage, (la scène se déroule à Hendaye, près du fronton, devant le monument aux Morts) le magnifique et violent Amitabh Bachchan, fou de colère, tente d’arracher la Danborrada au pauvre “Txema”… “Chchemaah” en indou.

Mais il ne se laissera pas faire (cliquez ci-dessous)!

axel-movie-2.jpg



Quel rapport avec Hendaye ? me direz-vous. 
 
J’y arrive!

Les réunions de quartiers initiées par la municipalité d’Hendaye et que Biarritz nous envie (voir Sud-Ouest) et, même, que le Monde entier nous envie… n’ont pas laissé longtemps les studios bollywoodiens sans scénaristes.

 
Dans ce dernier extrait de rushs volés par hendayeblog… une réunion de quartier ayant été plus courte que la précédente, « un fidèle » des réunions de quartier de la Gare rentre un peu trop tôt chez lui et trouve son vieil ami de Beltzenia en compagnie de sa femme… drame indien dans toute la splendeur de Bollywood !

Le film s’appellera probablement « Un Fidèle ou Infidèle » (cliquez ci-dessous)




Hendayeblog, le blog des Hendayais et des Bombayais!

                             
                                                http://hendaye.blogsudouest.com/


17 mars 2009 - 80 commentaires
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Hendaiako caméra café.

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  Hendaiako caméra café.
 

 Quand je parle d’Hendaye à mes copains de bureau, ils n’y croient pas.

Ils disent que j’exagère, que Txingudi n’est pas le centre du monde !
 
Ils s’amusent à visiter le blog d’Hendaye et me disent qu’on ne comprend pas tout.

Alors, je ne raconte plus rien ! Je ne vous parlerai plus de l’aéroport… allez, circulez !

Y’a rien à voir !

                 cameracafe1.JPG

  C’est dommage parce que je voulais vous faire part d’un nouvel article paru ces jours ci dans le Diario Vasco.
 
 
Vous vous rappelez, que l’aéroport de Fontarabie avait été condamné à allonger sa piste, définitivement trop courte et ne comprenant pas une marge minimum de sécurité de 150m en début et en fin de piste ? 

  Si cette piste, comme prévue à l’origine, était conforme pour des avions à hélices, elle était beaucoup trop courte pour les avions à réaction qui, en cas de difficulté, n’ont aucune marge de manœuvre. Le dernier incident (au décollage) date du 27 février dernier.

    023.JPG 
 À droite de la photo… le bout de la piste sans aucune marge de sécurité… bon, jusque là ça va!



 
Mais, comme on ne peut allonger la piste vers la plage d’Hendaye, qui est encore en territoire français, les autorités basques et espagnoles décidèrent donc de raccourcir la piste pour appliquer la règle des deux marges de sécurité, soit 300m de moins !

  Les mêmes autorités « d’en face » viennent maintenant de se rendre compte qu’on passerait alors de « trop court » à « beaucoup trop court » pour les avions de lignes à réacteurs. Les pilotes, qui n’ont pas leur mot à dire, jugent que ce n’est plus un aéroport, mais une piste de cirque.

 
Alors ?

Alors, et c’est Diario Vasco qui l’écrit, on vient de prendre deux décisions importantes et d’en voter les crédits :

 
Diario Vasco:

Se renovará el asfaltado de la pista del aeropuerto de Hondarribia

Aena ha sacado a licitación la renovación del asfaltado de la pista de vuelo y la mejora del camino de acceso desde el edificio del Servicio de Extinción de Incendios del aeropuerto de Hondarribia.

 
Aena ha sacado a licitación la renovación del asfaltado de la pista de vuelo y la mejora del camino de acceso desde el edificio del Servicio de Extinción de Incendios del aeropuerto de Hondarribia. El importe es de 1.465.277 euros y el plazo de ejecución se ha fijado en cuatro meses.
El proyecto prevé la instalación de una capa de rodadura de igual espesor en toda la pista, conformada por «un aglomerado asfáltico discontinuo con aporte de fibras.

  Je traduis pour mes amis du bureau qui disent que j’éxagère:

 
L’AENA (Aeropuertos Españoles y Navegación Aérea) la haute autorité des aéroports et de la navigation aérienne espagnole a autorisé la rénovation de l’asphalte de la piste et l’amélioration de son accès… par le service d’extinction des Incendies de l’aéroport de Fontarabie/ Hondarribia !

  Autrement dit… (dormez bien!) l’AENA remplacerait la mise aux normes de l’aéroport par un nouveau revêtement sur la piste qui permet de mieux freiner et… un accès plus rapide des secours… “la mejora del camino de acceso desde el edificio del Servicio de Extinción de Incendios del aeropuerto de Hondarribia”…au secours !

 
Ce n’est plus la « mise en danger des personnes », comme le disait justement le Maire d’Hendaye, cette fois-ci, c’est la roulette russe !

  Le montant est de 1,5 millions d’euros et les travaux doivent être exécutés dans les trois mois !

Les Espagnols sont généreux (ou naïfs ?) car ils ne demandent même pas aux Hendayais de participer aux travaux alors que ce sont eux qui sont sensés recevoir un avion sur la tête en cas d’atterrissage trop long et c’est à cause de leur stupide plage qu’on ne peut pas allonger la piste, raisonnablement de  500 mètres !

Cet asphalte révolutionnaire “que le monde entier nous envie” sera fait « con aporte de fibras » d’un apport de fibres… Sûrement très efficace par temps sec!

C’est vrai qu’il ne pleut pas souvent dans la région… et puis, soyons honnêtes, les jours de pluie, y’a pas grand monde sur la plage, hein ?

Alors… faut pas exagérer!

Comme dirait le petit Antoine Doinel dans « Les 400 Coups » de Truffaut, « J’mens… j’mens ?… des fois j’dirais la vérité qu’on me croirait pas ».


Et moi, j’me dis parfois que même au Maïtena ! On me croirait pas… c’est vous dire !

    irun-1.JPG
        Dans les rues d’Irun, on s’entraîne déjà.

    copie-de-dsc00807.JPG
        Mais pour l’instant, du coté d’Hendaye, il y a encore un petit peu de marge…



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Un socialiste espagnol président des Basques ?

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 Un socialiste espagnol

 président des Basques ?

 
  Par Périco Légasse



 
 
    Périco Légasse  (photo Marianne)


  Le 1er mars 2009
restera comme un tournant historique dans l’histoire électorale du Pays-Basque autonome.

C’est en effet la première fois, depuis l’instauration du statut d’autonomie, dit de Gernika, en 1979, que l’ensemble des partis « abertzale », toutes tendances et nuances confondues, dispose de moins de sièges au parlement de Gazteiz que les partis nationaux de l’Etat Espagnol dotés de ce que l’on peut appeler une « succursale » en Euskadi, à savoir le PSOE (socialistes au pouvoir à Madrid), le Partido Popular (droite conservatrice issue du franquisme) et Izquierda Unida (ex communistes associés aux Verts).

Ainsi est-il probable que, pour la première fois en trente années, le lehendakari, titre basque du président du gouvernement de la Communauté autonome d’Euskadi, ne soit pas issu des rangs de la mouvance nationaliste.

Une seule petite voix provoquera donc ce bouleversement le jour de la désignation du chef de l’exécutif, puisque Patxi Lopez, président du PSE (Partido socialista de Euskadi, nom que porte la filiale du PSOE en Euskadi), l’emportera avec 38 ou 39 voix contre son challenger Juan-Jose Ibarretxe, lehendakari sortant, qui ne pourra compter que sur les 30 élus du PNV, les 4 élus du parti Aralar (scission de Herri Batasuna condamnant le terrorisme d’ETA) et les 2 élus de Eusko Alkartasuna (scission du PNV en 1986 optant pour un indépendantisme plus affirmé). 

  Il va sans dire qu’après trois décennies au pouvoir, la main mise du PNV sur l’appareil politico-administratif autonome basque a pu lasser un électorat demandeur de changement. L’alternance est toujours bonne en démocratie et les institutions basques, quels que soient les enjeux, n’échappent pas à cette règle.

D’un point de vue politique, ce séisme révèle un immense malaise dans la société basque, consécutif à l’exaspération d’une partie de l’opinion face à la violence aveugle et acharnée d’ETA. Le score des différentes formations issues de l’ex Batasuna(interdite par la Loi sur les partis politiques de 2003) démontre
que le soutien qu’une partie du peuple apportait à cette mouvance est en train de s’effondrer. Au vu des bulletins nuls siglés D3M (liste invalidée par la justice espagnole pour proximité avec ETA) elle atteint péniblement les 9%, contre près de 19% en 1990. C’est clair, les Basques en ont ras le béret de la violence.

D’un point de vue sociologique, cela démontre qu’une partie des électeurs issue de l’immigration espagnole, longtemps acquise à la cause abertzale, a fini elle aussi par se détourner d’une option ternie par la confusion, infondée mais réelle, entretenue depuis Madrid, entre nationalisme et terrorisme. Les « espagnolistes », dont certains n’ont jamais admis l’ampleur du statut d’autonomie, notamment au PP de Mariano Rajoy et dans l’aile « jacobine » du PSOE, peuvent dire « Merci ETA », car les voici aujourd’hui en passe de prendre le pouvoir à Gazteiz. Autant dire que les tractations entre Madrid et Bilbao auront lieu dans une tension extrême ces prochains jours.

   Trois interrogations demeurent cependant :

1 – Si Jose-Luis Rodriguez Zapatero autorise Patxi Lopez à se faire investir lehendakari avec les voix du Partido Popular, le PNV, qui revendique lui aussi la direction des affaires pour avoir été le parti ayant rassemblé le plus de suffrages (396 557 contre 315 893), ne risque-t-il pas de lui retirer son soutien au parlement espagnol où le PSOE ne gouverne qu’avec une majorité relative ?

2 – Malgré ses dénégations, Patxi Lopez formera-t-il un gouvernement avec des ministres issus du PP, au risque de fracturer en deux la société basque et d’apporter de l’eau au moulin d’ETA ?

3 – Prenant en compte le score du premier parti d’Euskadi, le PSOE optera-t-il pour une coalition avec le PNV, comme ce fut déjà trois fois le cas depuis 1979, au risque de décevoir la part de son électorat désireuse d’une rupture avec le « nationalisme obligatoire » ?

   Deux remarques doivent toutefois relativiser les résultats de ce scrutin.

Le fait que la mouvance radicale indépendantiste, au-delà de tout rejet d’un terrorisme inqualifiable, ait été exclue de cette élection sur la base d’arguments juridiques assez contestables, jette un doute sur la légalité démocratique de cette consultation. Que plus de 100 000 citoyens basques aient été privés de vote n’aidera pas à favoriser une solution politique dans ce pays.

Par ailleurs, le fait que les trois provinces autonomes envoient le même nombre de députés au parlement de Gazteiz (25 chacun) ne reflète pas fidèlement la réalité démocratique d’Euskadi. Il n’est, en effet, pas équitable que l’Alava dispose d’autant d’élus que la Biscaye et le Gipuzkoa, car si la représentation était proportionnelle à la population de chaque territoire, les partis abertzales auraient conservé leur majorité absolue à l’occasion de ces élections législatives.

Néanmoins, une cure d’opposition ne pourrait pas faire de mal à un PNV confit dans son hégémonie.

De plus, l’expérience Lopez convaincra sans doute les Basques réellement désireux d’obtenir la souveraineté de leur nation que certains équilibres sont fragiles et qu’il leur appartient de mettre un terme à leurs divisions stériles s’ils veulent voir un jour aboutir leur idéal. Il est en effet à craindre, si le PSOE et le PP, par souci de plaire à l’opinion espagnole, avaient la mauvaise idée d’affaiblir les institutions autonomes et d’imposer à la société basque un retour dans le giron d’une constitution rejetée par une majorité du peuple basque en 1978, que certaines plaies ne se rouvrent.

Rien ne serait pire que de réveiller les vieux démons de la guerre civile.

Enfin, sur le plan symbolique, si Patxi Lopez dirige le prochain gouvernement basque, ce sera la première fois qu’un lehendakari ne parle pas l’euskara. Autant de signes, inquiétants pour les uns, réjouissants pour les autres, qui prouvent que, à l’inverse de l’irlandais, le problème basque est loin d’être réglé.

Périco Légasse


  800px-parlamento_vasco.jpg 

Parlement Basque : Rappel du résultat du 1er Mars :

Parti Nationaliste Basque   -  PNV     30 sièges
Parti Socialiste d’Euskadi  -   PSE       24 sièges 
Parti Populaire                   -  PP        13 sièges
Aralar                                 -Aralar     4 sièges
Eusko Alkartasuna             -  EA          2 sièges
Esker Batua                        - IU-EB    1 siège
Union progrès et démocratie -UPD       1 siège


Un grand merci à Périco Légasse (Rédacteur en chef à Marianne) qui nous a envoyé son analyse, ce matin  (à 3h du matin!) de retour d’une conférence à Lille.

Vous aussi, vous pouvez réagir en laissant vos commentaires ci-dessous; Vous pouvez même “voter” en haut à gauche de notre blog. (Attention, si vous êtes plusieurs sur un même ordinateur ou sur un même serveur, vous ne pouvez voter qu’une seule fois).


Dernière heure: (samedi 7 mars 2009)

Après le décompte des voix de l’étranger, Eusko Alkartasuna recule encore d’un siège au profit du Parti Socialiste d’Euskadi.

EAJ (PNB)    30

EA                 1

ARALAR        4

EB                 1

PSE/EE       25

UPD              1

PP              13

Total           75
Mis à jour samedi  7 mars.


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Hendaiako iritzi azterketa… sondage ou coup de gueule?

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 Sondage ou coup de gueule?

 Vous avez voté !

 
 Ou, plutôt, vous avez donné votre opinion à travers notre blog. 

 Les sondages de ce blog ne reflètent que l’opinion de ceux qui fréquentent le blog… et nous ne laisserons à personne d’autre le soin de faire ce commentaire ou de décréter une telle évidence !

 
Pour ce qui est de notre petit sondage d’opinion « iritzi-atzerketa » sur Eskual Herriko Ganbara Laborantza, nous avions pris soin de demander à ceux qui n’ont pas suivi ce dossier et le procès de ne pas voter.
 
 
D’ailleurs, vous n’êtes pas très nombreux à avoir voté (112 votes seulement sur une moyenne de 1000 visiteurs par jour) et l’on peut considérer que seuls les bloggeurs concernés ont exprimé leur opinion, voire leur colère.
 
  Un sondage donc, mais aussi un coup de gueule contre le procès ridicule fait à EHGL… une sorte d’irrintzina  pour cet iritzi-atzerketa ! (et mon correcteur d’orthographe est en train de clignoter comme un sapin de Noël).

Résultats:
Euzkal Herriko Laborantza Ganbara doit impérativement:
Être interdit : 1%
Changer de nom : 8%
Relaxé ou acquitté : 88%
Ne sait pas : 3%

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Un autre sondage auquel vous avez été nombreux à participer, au début du mois de février, concernait le regret que le film de Tony Bernos sur la chorale Gaztelu Zahar ait été diffusé sur France 3 à une heure ridicule, un samedi après-midi.

Vous êtes 78% à demander sa rediffusion en national et en soirée sur France 3 et 16% à demander sa rediffusion, au moins en régional, soit au total: 94% à souhaiter une meilleure diffusion de ce film ! 

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Rappelons que ce blog a été créé sur le site de Sud-Ouest pour être le blog des Hendayais, pour que chacun s’exprime, à travers les commentaires, les mini-sondages (vous pouvez nous en proposer) et des textes avec des photos que vous pouvez aussi nous envoyer.

Ce blog aura bientôt un an… déjà ?

Un blog créé, au lendemain d’une campagne électorale qui avait déchiré les Hendayais, dans le seul but de rassembler justement tous ces Hendayais, trop heureux en vérité de vivre à Hendaye et d’y associer les « exilés » et les « étrangers » qui se retrouvent en quelques « clics » dans cette ville qui aiment bien les clics et aussi les claques et les grands coups de gueules.

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À propos de coup de gueule, la colère monte à Caneta parce que le Comité des Fêtes menace de supprimer certaines « sardinades » qui font toute l’animation du vieux port.



 Jean-Claude, le président de l’Association des riverains du Port de Caneta, rappelle que ces sardinades font venir à Hendaye des visiteurs de toute la région, et même de plus loin… et même de l’étranger!





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Easy-Jet serait même en train d’étudier des vols « low-cost sardinades » avec des aller & retour Paris-Biarritz, Madrid-Fontarabie ou Londres-Biarritz à 75 € (sardines et rosé compris) !

Pierre, grande figure de Caneta (je n’ai pas dit grande gueule) est même prêt à organiser, cet été, des “sardinades sauvages” qui risquent de devenir des rendez-vous très médiatiques et très people.

Vous avez aimé le procès d’Eskual Herriko Ganbara Laborantza?… Vous adorerez, l’interdiction des sardinades et l’occupation de Caneta par les CRS!





Coup de gueule aussi contre les Hendayais qui critiquent tout ce qui n’est pas typiquement hendayais !

Comme si tout ce qui réussit à Hendaye devait venir d’Hendaye !!!

 Mais alors que dire du surf ? du rugby ? du golf ? du tennis ? 

Que dire de la Casa de los petardos? Petardos et cohetes, qui furent inventés, rappelons-le, par les Chinois !

Et que dire de la tamborrada ? Hein ?

Danborrada, comme le dit Txema, que le Monde entier nous envie !

Et grand coup de gueule (joder !) contre l’Inde qui n’hésite pas à importer et à copier sauvagement notre Danborrada pour en faire un film à Bombay, avec des moyens démesurés, des moyens que n’aura jamais la ville d’Hendaye !

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    Concurrence déloyale !

Après une concurrence sauvage dans le textile, l’automobile, l’acier, l’informatique… Bombay nous pique
maintenant la Danborrada et ose appeler ça… Bombayrada ! Oui! Bombayrada!!! Un scandale ! 
 
Hendayeblog, bien impliqué dans l’industrie du cinéma, a réussi à se procurer les images du tournage monumental de Bombayrada… un document accablant !
 
Cliquez sur le lien ci-dessous… vous serez prévenus… 
http://www.grapheine.com/bombaytv/index.php?module=see&lang=uk&code=480d956ea2d49450ea1c2e0927ec165e


Et, à propos de sondages, saviez-vous que ce sont les Basques qui ont inventé les sondages d’opinion? Oui, oui, comme le montre si justement cette peinture, ci-dessous, d’un sondage en Labourd, Lapurdiko iritzi azterketa! 
  
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