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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

HENDAYE
Le blog des Hendayais sur Sud-Ouest blog

LES RUES D’HENDAYE (Première partie)

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 Et si l’on parlait du nom des rues ? 

C’est important le nom des rues. C’est le reflet de l’histoire de la ville et des municipalités qui se sont succédées.



Je recommande aux amoureux de l’Histoire de parcourir le monumental dictionnaire des rues de Paris et c’est toute l’histoire de France qui défile. Le nom des rues, ça bouge, ça change au cours de l’histoire et du désir d’honorer les grands hommes de notre Nation ou de notre Ville. Combien de villes de France ont vu, à la Libération, le boulevard du Maréchal Pétain devenir  boulevard du Général De Gaulle ? A Hendaye aussi ? Eh oui. Et combien de rues ou de places Royale sont devenues des rues ou places de La République ?

  Le nom des rues c’est aussi l’histoire des municipalités de gauche ou de droite qui distillent leurs idées à travers des symboles, dont souvent des noms de rues ou de places.

  A Hendaye aussi ? Bai !

La rue de la Liberté, par exemple, fut l’objet, chez nous, de bagarres mémorables puisqu’elle montait depuis le bas de la ville vers… l’arbre de la Liberté, symbole républicain, planté juste devant l’église ! Arbre de la Liberté, plusieurs fois abattu par les « réactionnaires » et les « cléricaux ». Il a disparu définitivement (on l’aperçoit encore sur de vieilles cartes postales) et, ironie hendayaise, la rue de la Liberté est depuis longtemps en sens interdit ! C’est-à-dire qu’elle ne monte plus « vers la place de la République », mais descend vers l’Espagne, ce qui, à l’époque de Franco, ne manquait pas d’humour. Et comme maintenant on traduit le nom des rues en basque, ça donne en euskara… azkatasuna kalea, donnant alors un tout autre sens politique à cette rue et d’autant plus qu’une plaque y commémore la plantation du chêne d’Itxassou ! Vous suivez ? 

Vers 1910, l’arbre de la Liberté, à droite, place de la République, en haut de la rue de la Liberté :
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  Et un peu plus bas, la petite rue du Nord (pourquoi une rue du Nord à Hendaye ? nul ne le sait) devient en euskara… Iparralde kalea ! Bien joué non ? Ça ressemble un peu à notre voisine Irun qui a rebaptisé la célèbre avenida de Francia en Iparralde kalea.

  Pourquoi la rue de Fontarabie, sous-titrée Hondarribia kalea, est devenue maintenant rue de Fontarrabie ? Faute d’orthographe et mauvaise prononciation. Fontarabie s’est toujours écrit avec un seul r en français, Fuenterrabia en espagnol et Hondarribia (on prononce plutôt  Hondarribi) en basque avec deux r. Fontarrabie n’existe pas. Pas besoin de se gratter la gorge.

  Pourquoi un  boulevard du Général Leclerc et une rue du Maréchal de Lattre de Tassigny ? Leclerc est Maréchal de France, lui aussi ! Il est même le plus glorieux Maréchal de France du XXème siècle.

A Bayonne ou à Biarritz, il a sa rue ou son avenue avec son titre glorieux. A Saint Jean de Luz, il a son quai… et son grade. Ce nom et ce grade sont d’autant plus magnifiques que ce n’est pas son vrai nom, ce qui est unique pour un Maréchal de France. Son vrai nom était Philippe de Hauteclocque. Leclerc, c’est son nom de guerre ! C’est le nom qu’il s’invente et que lui reconnaitra la Nation. Et ce qui est rare également, c’est que ce héros sera fait Maréchal de France à titre posthume. On doit donc écrire boulevard du Maréchal Leclerc.
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Une seule exception, Paris.

Paris qui perpétue le nom de boulevard du Général Leclerc en souvenir justement de l’entrée, par ce boulevard, de la 2ème DB dans Paris, le 25 août 1944, sous le commandement du « Général Leclerc ».
 

C’est exprès ! Nuance.
 




Il y a aussi, à Hendaye, des noms de rues absurdes. 

Absurdes et compliqués. Par exemple, de nombreux Hendayais (puisque cette rue est en ville) habitent « rue du 19 Mars 1962 » !

Je n’ai jamais aimé les noms de rues qui sont des dates, exceptions faites de quelques très grandes journées universellement célèbres comme le 14 juillet ou le 11 novembre. Mais, franchement, je n’aimerais pas habiter la rue du 19 Mars 1962 et passer mon temps à devoir expliquer la raison de cette date ! Et vous, jeunes (ou moins jeunes) lecteurs de ce blog ? Ca vous dit quelque chose  le 19 mars 1962 ?

Triste date. Et date encore trop sensible pour beaucoup de Français. Date du cessez-le-feu en Algérie. Une déchirure comme notre pays en connait tant. Cessez-le-feu, suivi de l’exode des Français d’Algérie, suivi du massacre des Harkis qui avaient été fidèles à la France. Cessez-le-feu qui fut suivi du début d’une guerre civile et de l’insurrection d’une partie de l’armée. Insurrection contre laquelle un célèbre Hendayais, Gaulliste de la première heure, héros de la Résistance et futur chef d’état-major des armées, prit une part décisive en faisant peindre une croix de Lorraine sur les avions qui s’opposèrent aux rebelles, le Général Fourquet. Il a sa rue, Dieu merci ! Une petite rue, mais bon.

Mais pourquoi transformer cette douloureuse date en rue ? On commémore cette date dans de nombreuses villes. On pense aux victimes de cette tragédie algérienne, bien sûr. On n’oublie pas. On n’oublie rien, des deux côtés de la Méditerranée.  Mais on ne fait pas de cette date le nom d’une rue. En plus, c’est lourd, c’est compliqué. Si vous vous trompez de date sur l’enveloppe et que vous écrivez Rue du 19 Mars 1963… est ce que le facteur vous renvoie la lettre avec « erreur d’adresse » ?

Pourquoi donner des noms compliqués et, en plus, difficiles à expliquer et, pour certains… difficiles à oublier.

Pourquoi ne pas appeler cette rue… rue d’Algérie, par exemple ? Ce serait plus historique et ça irait mieux avec tous les palmiers qui poussent à Hendaye et notre casino mauresque et surtout… ce serait plus consensuel.

  Restons dans l’Histoire. Histoire de France, la grande Histoire, mais aussi Histoire d’Hendaye ! Une rue San Martial ! Un comble !

san-marcial.jpg

Donner, sur le sol français, le nom d’une triste défaite, la Bataille de San Martial. 

 Victoire fêtée magnifiquement, chaque année, par nos amis d’Irun, mais triste journée pour notre histoire.

Triste journée aux conséquences désastreuses pour la France, mais aussi pour le Pays basque.





La bataille de San Martial, le 31 août 1813, est la dernière tentative de l’armée impériale pour secourir Saint Sébastien assiégé par les armées de Wellington et ses alliés espagnols et portugais. Le Maréchal Soult tente de forcer le passage par Béhobie pour monter sur la colline de San Martial (San Marcial) et foncer sur Saint Sébastien défendu désespérément par le Général Rey. Pampelune et Saint Sébastien, toujours occupés par les Français, constituent une menace trop grande pour les Anglais.

Les Espagnols, aidés par l’armée anglaise, réussiront courageusement à refouler les Français sur Béhobie et, comble de malheur, un temps exécrable (on connait !) et les grandes marées ont emporté les ponts en bois qui avaient été posés sur la Bidassoa. Les Français regagnèrent alors le territoire français en fonçant dans la nuit sur Vera de Bidasoa, où eut lieu une autre bataille contre les Anglais qui occupaient ce passage. Les pertes furent énormes des deux cotés avec même deux généraux français tués à Vera. Mais, surtout, les conséquences furent catastrophiques puisque le Général Rey, apprenant l’échec de San Martial, dut capituler. Les Anglais qui avaient perdu tellement d’hommes dans leurs différentes attaques sur Saint Sébastien saluèrent le courage des Français en leur rendant les honneurs militaires à leur sortie. Hélas ! Wellington ne put empêcher la folie meurtrière de l’armée espagnole qui massacra une grande partie de la population, pilla et incendia la ville. Il ne reste dans la « parte vieja » de la ville que quelques maisons qui n’ont pas brulé ce jour-là.

Les Donostiars garderont longtemps une profonde rancune et un souvenir détestable de leur… libération.

Enfin, la triste Bataille de San Martial et la capitulation de Saint Sébastien seront bientôt suivies de la Bataille de la Bidassoa.

Non, je n’aimerais pas habiter rue San Martial, même si grimper sur la colline de San Marcial est l’une de mes promenades préférées et que, de là-haut, on domine toute la baie d’Hendaye. 

  Allez ! Un peu d’humour, maintenant avec l’Impasse des Evadés  !

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  Impasse des Evadés?

Oui, oui ! Impasse des Evadés !

Raymond Devos aurait a-do-ré !

L’intention était louable de rendre hommage aux évadés des camps de prisonniers en donnant le nom d’une rue.

Mais le nom d’une impasse !

Petite impasse pour laquelle la municipalité a même exagéré  la drôlerie en affichant les horaires pour s’évader de l’impasse !


 
Et maintenant… un comble ! Enorme ! Rue des Basques !

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Oui, oui ! Parce qu’il y a… ou il y a eu ?… des « Basques » à Hendaye. Alors, en hommage ou en souvenir de ces « Basques », on a donné le nom d’une rue. Une rue où il y avait certainement beaucoup de Basques…

Rue, dans laquelle habitent quelques amis qui sursauteront d’indignation en lisant ce blog et s’imagineront être bientôt, par ma stupidité, obligés d’envoyer un « changement d’adresse » à tous leurs correspondants.
 
-         Ah bon ? Tu déménages ?
-         Non, non ! Mais la rue des Basques ne s’appellera plus rue des Basques.
-         Et comment elle va s’appeler ?
-         On ne sait pas encore car les abertzale ont proposé « rue des Français », certains élus ont proposé « rue des Espagnols ».

  Personnellement, je proposerais bien un nom qui nous sortirait de cette situation en renommant la Rue des Basques en Rue des Chasseurs-Basques. Du nom de ces glorieux régiments qui, sous le commandement de quelques chefs magnifiques comme La Tour d’Auvergne ou le futur Maréchal Harispe (un Basque justement) écrivirent quelques-unes des très belles pages de la Révolution française, particulièrement dans la région d’Hendaye.

Chasseurs-Basques qui font partie de la légende des Soldats de l’An II.


« Ils partaient, en tremblant, faire trembler l’Europe ».


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A bientôt, chers amis, pour la suite de nos commentaires sur les rues d’Hendaye ! 
Car vous ne pensez tout de même pas que ce très culturel blog allait oublier de vous parler, par exemple, de la rue des Sept Nains ! Oui, oui ! Rue des Sept Nains à Hendaye !

Et, si vous habitez rue des Sept Nains à Hendaye, j’espère que vous rentrez le soir du travail en chantant :
« Hey oh ! Hey oh ! On rentre du boulot… »
  Axel B.


http://hendaye.blogsudouest.com

18 mai 2008 - 4 commentaires
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CARMEN… (le troisième acte)

  Si vous avez manqué les épisodes précédents, un article drôle et insolent, comme il sied à la qualité de ce très culturel blog… s’intitulait « Carmen ou le Patatero ».


Il fut suivi d’une explosion du compteur de la fréquentation de notre site et de réactions et commentaires divers, en commençant par un éloge outré et appuyé d’une certaine « mouette belle-cénienne » amie de la famille de Carmen, suivi à son tour d’un déchaînement de commentaires moins aimables et enfin de protestations virulentes auprès de Sud-Ouest qui héberge notre site !


Et puis nous recevons aujourd’hui ce courriel de Daniel Hiribarren, gérant du groupe Carmen Immobilier.


Nous en saluons la courtoisie (et même l’humour). Nous en reconnaissons la liberté et la nécessité de la publier dans les commentaires. Mieux, avec l’accord de Daniel Hiribarren, nous la publions, non en commentaire, mais en texte et donc en pleine page de notre blog hendayais !

  Axel B.




—– Original Message —–

From: Daniel HIRIBARREN

To: hendayeblog@orange.fr

Sent: Friday, May 16, 2008 11:20 AM


Subject:
votre article


Bonjour Monsieur, ou Madame car nul ne peut le savoir, vos billets ne sont pas signés !!!

Je me permet de prendre directement contact avec vous et vous demande par la présente de bien vouloir publier cette réponse sur votre Blog.

J’ai bien pris note de votre billet qui sur le fond ne me dérange guère, cependant pour le commun des mortels l’amalgame et les raccourcis que vous faites sont vite pris….et c’est dans ce sens que je le trouve diffamant.

Je veux  simplement vous rappeler  que j’essaye de faire au mieux mon métier en respectant notre chère terre Hendayaise ainsi que le restant de la côte. A titre d’information, je vous précise que mon groupe en 15 ans d’existence a construit seulement  80 logements sur la commune d’Hendaye, il ne faut peut être pas se tromper de cible…

Peut être ne le savez vous pas mais une multitude d’hendayais cherchent à se loger et grâce à des lois ROBIEN OU BORLOO POPULAIRE( que vous citez sans explications…) nous pourrions y arriver. Je rappelle que ces deux lois obligent les investisseurs à louer leurs logements à des tarifs modérés et ce, pendant un minimum de neuf années.

Enfin, je tiens à préciser que mon équipe et moi-même, nous nous battons quotidiennement pour ramener à la raison les propriétaires qui  ont en tête de spéculer sur le prix de leur propriété ou de leur foncier…et je vous invite à vous reporter sur le supplément Sud Ouest(page 4) du  15 mai 2008 où mes propos sont repris.

En bref le métier de journaliste s’apprend et avant de parler d’un sujet, je vous invite à vérifier vos informations et c’est avec plaisir que je vous recevrai en toute transparence et vous expliquerai nos activités et notamment notre implication  dans la vie locale et associative de notre chère commune.

Enfin, je suis très heureux  que Patatero subsiste car je vous rappelle  que mon  groupe emploie une soixantaine de personnes et il en faut des patates pour les nourrir eux et leurs familles…

Bien cordialement.


Daniel HIRIBARREN

CARMEN IMMOBILIER

Tel : +33 559 201 201

Fax : +33 559 201 202

http://www.carmen-immobilier.com


Réponse du blog:

—–Message d’origine—–
De : Trailers Museum [mailto:trailersmuseum@wanadoo.fr]
Envoyé : vendredi 16 mai 2008 12:15
À :
Daniel HIRIBARREN

Objet : Re: votre article

Cher monsieur,

Je vous remercie de votre mot que je vais publier au plus vite sur mon blog.

Au lieu de le mettre en “commentaires”, je vous propose, si vous le souhaitez, de le mettre en article. Ainsi, il sera lu par tous nos visiteurs et mettra fin, je l’espère, à tout différent. Si les articles ne sont pas toujours signés, c’est une tradition des blogs, ainsi que l’utilisation de pseudonymes, parfois le tutoiement (même sur les blogs économiques Boursorama etc…).

Si vous souhaitez paraître sous la forme d’un article, je le précéderai d’un petit mot de bienvenue. Quelle est votre fonction précise? Vous êtes bien le PDG ou le gérant de Carmen Immobilier, c’est pour le préciser en intro.

avec mes remerciements,

Axel B (avec le nom complet et les coordonnées)


           Et nous joignons les timbres pour la réponse!
  timbres.jpg

Comme l’a écrit une de nos blogeuse, ce blog devient de plus en plus hendayais… on devrait même l’appeler “hendayeblog” mais c’est déjà déposé!


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16 mai 2008 - 12 commentaires
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Si tu ne m’aimes pas, je t’aime…

maria-callas.jpg 



 L’amour est enfant de Bohême,
il n’a jamais, jamais connu de loi,
si tu ne m’aimes pas, je t’aime,
mais si je t’aime, prends garde à toi!
 




Inutile de demander la fermeture immédiate de ce blog et d’intervenir auprès de Sud-Ouest.

 
Ce blog est libre ! Libre d’écrire et de recevoir les commentaires de nos visiteurs à la condition que « nos articles et les commentaires qui en découlent respectent la charte des blogs sudouest » . Ce que le responsable de ce blog assure depuis le début.

 
Aussi, quand bon nous plaira, nous pourrons écrire sur Carmen !

Carmen, magnifique opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet, sur un livret de Ludovic Halévy et Henry Melhac, d’après la nouvelle éponyme de Prosper Mérimée créé en 1875 à l’Opéra-Comique de Paris.

Ca va jusque là ?

Le prélude fait entendre trois des célèbres motifs de l’opéra : celui qui accompagne la corrida au dernier acte, « la chanson du toréador » et le thème du destin.

Sur une place de Séville, (pas Hendaye, non, Séville, vous suivez?) vers 1830, un groupe d’enfants singe les militaires en train de relever la garde. Lorsque les cigarières sortent de la fabrique, Carmen paraît et chante une habanera (« l’Amour est un oiseau rebelle ») qui semble laisser le brigadier Don José de marbre. Avant de sortir, elle lui jette une fleur qu’il ramasse. Micaëla, une jeune paysanne de laquelle Don José semble amoureux, donne des nouvelles de sa mère au jeune homme. Une dispute éclate alors chez les cigarières. Carmen est arrêtée et séduit Don José qui la laisse s’échapper. Elle lui donne rendez-vous « près des remparts de Séville » sur un air de séguedille.

Et alors?

Dans une auberge qui sert de repaire aux contrebandiers, Carmen, Frasquita et Mercédès dansent et chantent une ronde bohémienne. Escamillo, le célèbre toréro, tombe sous le charme de Carmen et fait la roue (« chanson du toréador »). Don José, après avoir été quelque temps emprisonné pour avoir laissé évader Carmen, vient la retrouver. Celle-ci tente de le persuader ( duo : « La fleur que tu m’avais jetée ») de déserter pour elle. Le brigadier résiste. Mais quand Zuniga, son lieutenant, vient retrouver à son tour Carmen, Don José, qui le provoque en duel, est alors obligé de fuir avec les contrebandiers.

Et alors?

Le troisième acte se déroule dans la montagne. Don José souffre de l’inconstance de Carmen et regrette son engagement aux côtés de hors-la-loi. C’est maintenant au tour d’Escamillo de courtiser la jeune femme. Don José entend l’en empêcher par les armes. Les deux hommes sont séparés par les contrebandiers. Escamillo invite tout le monde à sa prochaine corrida. Carmen pousse Don José à partir avec Micaëla, qui les a rejoints. Il refuse de quitter la gitane et ne s’y résout que lorsque Micaëla lui a révèlé que sa mère est mourante.

À Séville, la foule envahit les arènes. Avant de combattre, Escamillo échange des mots d’amour avec Carmen. Don José vient la supplier de recommencer une nouvelle vie avec lui. Elle refuse avec fierté en affirmant aimer le toréro. Don José la poignarde tandis que la foule acclame Escamillo.

« Carmen… je t’aime… »

A.B.

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15 mai 2008 - 8 commentaires
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Carmen ou le Patatero ?

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Carmen ou le Patatero?

Quand j’étais petit, je croyais que « patatero », c’était un marchand de pommes de terre… jusqu’au jour où ma mère, qui adorait son jardin sur la Bidassoa, m’emmena chez le patatero parce qu’elle voulait faire de nouvelles plantations. C’est là, « au bas-quartier », le quartier de Belcenia, que je découvris l’univers de la maison Irastorza, son ambiance, ses trésors, paradis des amoureux de la nature et des jardins.
Aujourd’hui, la maison Irastorza, troisième ou quatrième génération, est devenue le bastion de la résistance à la flambée immobilière, le rendez-vous des patriotes hendayais! On n’y parle pas de mètres carrés, ni de loi Carrez, ni de défiscalisation, ni de plus-values… mais de fleurs, de géraniums, d’impatiens, de graines, d’arrosage, de soleil, de bordures.

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Pour vous rendre chez le patatero, évitez de descendre la rue du Pont, depuis le chantier d’Entrepuentes, car vous passerez devant le petit jardin de Michel, un jardin fleuri, avec des arbres fruitiers, un petit potager et même, dans un coin, un élevage de poules. Mais son jardin n’a presque plus de soleil, car sur le petit jardin voisin se construit encore un immeuble de plusieurs étages.
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L’immeuble sera tellement important, pour un terrain si petit, que pour le construire, le chantier déborde en hauteur sur le potager de Michel (il parait que c’est légal ?) et Michel ramasse dans son jardin des parpaings, des boulons, des barrières métalliques.

Dans sa boîte aux lettres, Michel a reçu, comme tous les propriétaires de maisons avec jardin, la belle brochure en couleurs de Carmen avec cette annonce alléchante:

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« N’hésitez pas à nous contacter pour toute étude de faisabilité quant à la réalisation d’un programme immobilier. »… Et la page de publicité ajoute même, pour ceux qui ne le savaient pas: « Hendaye… à fort potentiel locatif… excellentes opportunités… défiscalisation de Robien ou Borloo-populaire… contactez-nous vite ! »… « N’hésitez pas à nous contacter… ».

L’immeuble sur notre photo est totalement mitoyen du jardin de Michel et n’aura donc pas de fenêtres du côté de la descente, du côté du bas quartier et de la Bidassoa. Les locataires “de Robien” ou “Borloo-populaire” ne verront que du côté du train ou de la montée de la rue. Ils n’auront pas beaucoup de soleil, eux non plus, mais on s’en fout puisque c’est « à fort pouvoir locatif », comme dirait Carmen, et puis… avec un peu de chance, ça obligera Michel à « contacter vite » Carmen Immobilier pour une « étude de faisabilité »
de son jardin

Chez le patatero, point d’avantages fiscaux particuliers, ni de plus-values extraordinaires, mais le vrai bonheur, la vraie vie et les vraies valeurs. Tout y respire la tradition. La caisse en bois n’a pas changé, et c’est toujours le même diable en bois et en fer qui sert à lever les gros sacs de pommes de terre…

… oui, car j’ai oublié de vous le dire : On vend même des pommes de terre chez le patatero !


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Et vous? Vous seriez plutôt Carmen? ou Patatero?

Alors, si vous avez un jardin… et puisqu’on vous a donné le téléphone (et le site internet) de Carmen, nous nous permettons de donner aussi l’adresse de Jean-Marc Irastorza: 6, rue des Fermes… même l’adresse est belle!  Dépêchez-vous (comme dirait Carmen) il a reçu des géraniums superbes!

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10 mai 2008 - 33 commentaires
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Feuilleton de l’aéroport (saison 2)

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   Dans notre courriel de ce matin (merci Jean-Louis) cet extrait du Diaro Vasco d’hier avec un nouvel épisode de notre feuilleton sur l’aéroport de Fontarabie.

Si vous avez raté l’épisode précédent, notre aéroport, trop court et trop dangereux, était condamné par les autorités de navigation aérienne à raccourcir encore sa piste pour laisser de chaque côté la zone réglementaire de sécurité.

  Ces travaux doivent être exécutés de toute urgence pour ne pas mettre les compagnies aériennes dans l’impossibilité  de desservir l’aéroport de « San-Sebastian ».

  Mais, nouveau rebondissement, on en reviendrait (encore !) à l’hypothèse du rallongement de la piste !

 

DIARIO VASCO  6-5-2008           

PP y PNV piden en el Congreso que la pista de Hondarribia se amplíe en 300 metros
Quieren que Fomento modifique el actual plan director del aeropuerto
Han presentado sendas proposiciones no de ley para que sean debatidas
Extrait
SAN SEBASTIÁN. DV. El rumbo del aeropuerto de Hondarribia puede variar en los próximos meses. El devenir de esta infraestructura, protagonista de un embrollo institucional que dura ya varios años y ejemplo de la incapacidad para consensuar proyectos estratégicos para el futuro de Gipuzkoa, va a ser debatido en el Congreso de los Diputados. PP y PNV anunciaron ayer, por separado, la presentación de sendas proposiciones no de ley en las que, aunque con distintos matices, vienen a pedir al Ministerio de Fomento la paralización y modificación del actual plan director -que prevé el acortamiento de la pista para dotarle de las franjas de seguridad-, y su ampliación en 300 metros. De esta forma, se esquivaría la espada de Damocles que pende sobre el aeropuerto, cuyas obras de recorte están siendo licitadas. La ministra de Fomento, Magdalena Álvarez, se mostró en la anterior legislatura dispuesta a reconsiderar el actual plan director si las instituciones vascas adoptan una postura común.
De hecho, pocas horas después de esta comparecencia el grupo parlamentario vasco difundió una nota para anunciar la presentación de otra proposición no de ley en la que se insta a Fomento «a la paralización cautelar del procedimiento de licitación» iniciado en el aeropuerto guipuzcoano y la ampliación de la pista en 300 metros «previa evaluación y compromiso de atención a los gastos derivados del impacto de dicha ampliación sobre el desarrollo residencial de Irun y Hondarribia». También se pide que se modernicen las instalaciones (sistemas de ayuda de navegación, parking, áreas de espera…) y un calendario para su ejecución, así como que se repasen los acuerdos entre España y Francia acerca de las condiciones de utilización del espacio aéreo francés.
El diputado jeltzale José Ramón Beloki explicó que su grupo ha decidido dejar clara su postura ante un eventual inicio de las obras en la pista y aseguró que espera que su proposición sea debatida antes del verano. 


  Il y avait longtemps n’est ce pas ?  Voilà une nouvelle campagne de préparation d’opinion.
Relevons la contradiction au sein du Parti Nationaliste Basque : le maire de Fontarabie est contre,
les élus de son parti à Saint Sébastien sont pour. Que va dire et faire le Maire de Hendaye ?
La photo résume a elle seule la situation …
(commentaire de Jean-Louis)


 
Il n’échappe à personne que depuis quelques temps, les avions ont tendance à décoller côté Irùn. Ce qui ne réduit ni la gêne pour Hendaye, ni la pollution.  Mais cela laisse prévoir une négociation avec le Gouvernement Français sur le seul survol de l’espace aérien français… et une augmentation globale et considérable du traffic, ce qui est toujours contraire aux accords actuels.



¿ Cuando ?


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¿Porqué ?



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¿ Cuando ?

¿ Cuando ?



 

Et tout ça pour ne pas se poser à Biarritz, un aéroport « francès » !.. à peine 20kms d’autoroute plus loin… 10 ou 15 minutes de voiture en plus.

Mais à quoi sert l’Europe ? Seulement à toucher des subventions ?

   ¡No !


http://hendaye.blogsudouest.com


PS: Vous êtes nombreux à comprendre l’espagnol, mais si l’un de nos visiteurs pouvait nous envoyer une bonne traduction de l’article du Diaro Vasco, nous serons heureux de la publier ici-même. Merci de nous adresser votre “trado” à:   hendayeblog@orange.fr
Muchas gracias… milesker.



 

7 mai 2008 - 21 commentaires
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C’est un jardin extraordinaire…

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Un premier mai magnifique à Hendaye avec l’ouverture du salon du jardin au bord de la Bidassoa. Le soleil était là et les amoureux des jardins aussi. Des fleurs, des bancs, des chapeaux, des palmiers, des tracteurs, des parasols, des fontaines et des gens extraordinaires.

 
Mais avant de vous parler de ce jardin extraordinaire… un grand merci ! Mil eta milesker ! Car, grâce à vous, ce blog explose ! Ce nouveau blog sur Hendaye a enregistré en avril près de 9000 visiteurs ! Ce blog sur Hendaye est déjà parmi les plus fréquentés de Sud-Ouest blog (loin derrière Bordeaux d’accord).


Nous publions, ci-dessous, le compteur d’Hendayeblog au 1er mai au matin. C’est pas beau ? Un grand merci pour vos messages d’encouragements, d’amitiés, vos critiques parfois. Ce blog est celui des Hendayais. Participez. Envoyez-nous vos textes, vos idées !



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Revenons au « Jardin extraordinaire », comme le chantait Charles Trenet, avec des exposants… extraordinaires. Et surtout, un homme extraordinaire : Jacques Larqué, aveugle et… tourneur sur bois. Un homme, nous dit-il, qui a « les yeux au bout des doigts » et qui fabrique, sans jamais se blesser, des objets merveilleux. Il est là, accompagné de sa charmante épouse qui tient le stand, pendant que son mari découpe et fabrique devant nos yeux émerveillés…
papy lampes

 
Et puis, il y a Martial Malvy “MM toutes” avec des meubles incroyables et des parasols en brindilles qui bougent comme des épis de blé avec le vent. Il y a Reneto qui ramasse les “bouts de bois flottant” pour en faire des sculptures, des têtes d’Indiens ou des lauburu(s). On rencontre les tailleurs de pierre de Vera et ceux de Bidart, les restaurateurs de meubles et de fers forgés, les bonzaïs d’Irun. Ils entourent les pépiniéristes de la région. Et si le soleil était de la partie, on pouvait se protéger la tête avec les incontournables “panamas” proposés par Jérôme, un Français qui vit en Colombie, le pays, rappelons-le, du véritable panama.
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C’est un jardin extraordinaire:
Il y a des canards qui parlent anglais.
Je leur donne du pain, ils remuent leur derrière
En me disant “Thank you very much, Monsieur Trenet”.


 à bientôt sur http://hendaye.blogsudouest.com/ 

et pour nous contacter:  hendayeblog@orange.fr






 

1 mai 2008 - Aucun commentaire
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La caverne d’Ali Baba.

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  Autrefois, il y a très longtemps, on vendait de l’essence à Hendaye.


Rappelez-vous, sur la route de la plage, il y avait, une station Esso et aussi une station B.P. c’est celle qui vendait de la Solexine, et c’est là qu’on pouvait acheter, si l’on était riche, un Vélosolex « la bicyclette qui roule toute seule » à 340NF. Il y avait encore deux autres stations-service sur la route de la gare.

Je me souviens, qu’avant la construction de la route de la baie de Txingudi, on passait par la Bidassoa pour ramasser les bidons vides du Garage Laguillon avec lesquels on fabriquait des radeaux. A cette époque, les touristes faisaient le plein avant d’entrer en Espagne parce que, disait-on, « leur » essence était moins bonne. D’ailleurs, même les Espagnols venaient faire le plein à Hendaye ! Oh! c’était il y a longtemps…


Aujourd’hui, à Hendaye, on a plus du tout de pétrole, mais on a des idées et même des idées folles. Maintenant, à la place du garage Laguillon, on ne trouve plus de bidons, mais on reste en Orient et on se croit dans le film “Lawrence d’Arabie” ou dans la caverne d’Ali Baba…

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Et tout ça à cause d’une belle histoire d’amour… oui, une histoire digne de Shéhérazade et des contes des mille et une nuits. Pierre Loti aurait adoré !

  Alors, amis Hendayais, quand vous passez sur la route de la plage… il parait qu’elle s’appelle avenue du Général Leclerc (qui, signalons-le, est Maréchal de France depuis longtemps, mais passons), bref, quand vous passez devant l’ancien garage Laguillon, vous apercevez une sorte de souk, avec des lampes en fer forgé, des tables en céramique, des miroirs, des fontaines, enfin tout un bazar…on se croirait sur la grande place de Marrakech… arrêtez vous, et entrez. Avec un peu de chance, le bruit des avions de Fontarabie vous fera croire que vous venez d’atterrir au Maroc.

Et là, un personnage magnifique, un héros, un personnage de roman : Dominique.

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Tout a commencé par un accident de voiture.

Bon, vous me direz que si c’est pour que notre histoire d’amour se termine dans une station-service, Pierre Loti peut dormir tranquille! Mais c’est moi qui raconte et je vais y venir.

Dominique, donc, a eu une vie parisienne très mouvementée. Créateur de mode, travaillant pour Chanel et pour Courrèges (ce qui nous ramène à Hendaye… et à l’amour de Courrèges pour une Hendayaise… décidemment) Dominique Duran, qui se faisait appeler Fabrice Duran, (vous suivez ?) créa avec succès sa propre ligne de vêtements. On peut voir dans sa boutique la combinaison qu’il dessina pour le Paris-Dakar, du temps de ses amis Thierry Sabine et Daniel Balavoine, dont il parle encore avec émotion. 

Dominique était un amateur de voitures et de vitesse jusqu’au jour de son accident, en 1998. Un accident qui changea son regard sur la vie et allait bientôt changer sa vie. (Et ça change en plus de Ramuntcho, hein ?)

Quand il sort de l’hôpital, des amis lui proposent de passer quelques jours de convalescence à Hendaye, qu’il ne connait pas et… qu’il ne quittera plus. Tous les jours, Dominique se rend à la pharmacie pour acheter ses médicaments. Même guéri, il continue d’aller régulièrement à la pharmacie au point que la pharmacienne finit même par se demander s’il est hypocondriaque. En tout cas, notre pharmacienne a bien guéri (et séduit) notre aventurier qui ne quitte plus Hendaye que pour aller faire fabriquer tous les objets, qu’il imagine et qu’il dessine, dans des ateliers de nombreux pays, le Maroc surtout. Certains objets sont aussi fabriqués en France, parfois même à Hendaye.

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Dominique voyage, ramasse, récupère les matériaux, les idées, les cultures et les détourne. Il mélange tout avec bonheur et fait ainsi fabriquer des fontaines aux couleurs basques en céramique arabe.

Cette caverne d’Ali Baba est maintenant un lieu bien hendayais et les visiteurs deviennent vite des clients et des amis car le personnage est accueillant, chaleureux, généreux. Certains soirs, un peu tard, la caverne tourne à la fête et il arrive que Dominique remplace l’eau de la petite fontaine basque par de la sangria… un hendayais, vous dis-je. Notre pharmacienne l’a sauvé! 


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25 avril 2008 - Aucun commentaire
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Il faut sauver la petite épicerie!

epicerie01.JPG   Le Piéton de Txingudi est en colère !

  Les Hendayais se plaignent toujours de la mort du centre-ville mais ne font pas toujours beaucoup d’efforts pour participer à la vie de ce quartier historique et plein de charme(s).

 
Il n’y avait plus un seul marchand de légumes depuis la fermeture de celui de la place de la République (qui vendait de si bonnes herbes) et, plus récemment, celui de la rue du Port.

Même pour quelques poireaux ou tomates, les habitants de la ville sont donc obligés d’aller chez Champion ou chez son « concurrent »… un autre Champion !

  Une jeune femme courageuse relève un défi en ouvrant une petite épicerie-fruits & légumes, place de la République, juste en face de la Mairie. 

Mais il n’y a presque personne dans sa boutique et elle désespère.
Alors, AIDONS –LA !!!

Le Piéton d’Hendaye lance un appel et vous demande, amis hendayais, de faire circuler cette pétition et de participer à l’aventure de notre courageuse marchande de fruits & légumes…

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Cathy Jimenez, c’est son nom,  a vécu tellement longtemps à Bordeaux qu’elle a pris l’habitude de dire qu’elle est « espagnole ».

A Hendaye, on dirait plutôt qu’elle est « de l’autre côté » ou qu’elle est du Guipúzcoa, vu qu’elle est de Saint Sébastien, de Donostia. Divorcée de son « français » de mari, Cathy est venue s’installer à Hendaye pour que ses enfants continuent de recevoir une éducation française, tout en revenant en Pays basque. Pour vivre, elle a monté cette épicerie dont la décoration est, on ne peut plus spartiate et dépouillée, c’est un début, mais avec de très beaux légumes et tout ce qu’il faut pour se « dépanner » et éviter d’aller dans une grande surface. Mais ce magasin ne pourra vivre que si nous y allons pour l’encourager, pour lui dire bonjour et pour lui acheter quelques fruits.
 
 
Plus cher que Champion ? Non. Plus frais que les grandes surfaces ? Même pas. Plus hendayais et plus utile aux Hendayais ? Oui ! Bai ! ¡Claro que si!

 Alors, un effort, un geste pour Hendaye; passez prendre quelques  tomates ou du raisin chez Cathy à qui nous souhaitons fraternellement… ongi etorri !

Ah! J’oubliais, pour nos amis “espagnols”… se habla tambien castellano!

 
Oh ! A propos d’Espagnols, le Piéton d’Hendaye a été gêné d’entendre que la promenade de Txingudi, magnifique promenade, n’est empruntée que par « les Espagnols » et que c’est pourquoi il est question d’arrêter sa prolongation inutile.

Reconnaissons volontiers que c’est, hélas, un peu vrai et que le français, parlé généralement plus doucement, n’est pas la première langue de cette promenade et serait même, pour être honnête, la… troisième langue. D’ailleurs, l’auteur de ce blog, piéton assidu de cette promenade, s’est fait piéger…

En effet, en taillant sa haie de lauriers-sauce, le long de la rue des Pêcheurs, des lauriers centenaires qui donnent des feuilles délicieuses pour les sauces, comme son nom l’indique (… et gratuites) le txingudiko-piéton a l’habitude d’en proposer aux passants avant de les balayer (… les feuilles de laurier, pas les passants). Samedi dernier, voyant un couple l’observer, il a proposé, en espagnol, de se servir “aproveche, que son muy buenas con las tomates o los huevos”… et a été bien embarrassé d’entendre la dame dire à son mari… “mais qu’est ce qu’il dit ?”  Le Piéton, rouge comme une tomate, a continué, sans dire un mot, à tailler sa haie en jurant, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus!

Mais, tout de même, n’est-il pas permis de se demander, non pas s’il y a trop d’Espagnols sur cette promenade, mais pourquoi il y a, en effet, si peu de « Français » ? Car la promenade est vraiment très belle et par tous les temps. 

  Enfin, changement de paseo, pardon!… de promenade. L
e Piéton hendayais n’est pas en colère, non,  et aime bien, en fait, que l’immeuble le plus laid d’Hendaye, le plus défigurant pour la plage et tellement voyant qu’il est même devenu le point de repaire, par tous les temps, des avions qui se posent… ait été choisi comme adresse pour… l’Office de Tourisme d’Hendaye ! Comme si ce monstrueux immeuble rouge avait quelque chose à se faire pardonner auprès des Hendayais. Il est vrai que l’Office de Tourisme est devenu ainsi le seul endroit de la plage d’où l’on ne voit plus cet immeuble. 
Quand on se souvient que la jolie maison d’Edmond Durandeau, qui fut l’architecte des plus belles villas d’Hendaye, s’appelait justement la Maison Rouge… sic transit gloria mundi !
  Et ce sera l’objet d’un de nos prochains blogs sur Sud-Ouest !
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- Pardon, monsieur, l’office du tourisme?
- Comment?
- L’office- du-tourisme!!!
- Mais non, monsieur, ce n’est pas un avion de tourisme!
- Ah bon, j’ai cru qu’il y avait un office du tourisme!
 


    Le blog des Hendayais:     http://hendaye.blogsudouest.com/
              
    Vous pouvez nous contacter directement:  hendayeblog@orange.fr

23 avril 2008 - 23 commentaires
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Jubeae Chilensis ou la star d’Hendaye.

  Hendaye… ou Andaye?… a bien des rapports avec les Andes et nous en parlerons souvent dans ce blog à propos, notamment, de la célèbre Croix d’Hendaye qui amène chaque année, dans notre ville, des visiteurs du monde entier. 

  Mais il ne faudrait pas que ce jeune et nouveau blog soit accusé de faire de la publicité clandestine pour un ouvrage remarquable sur la Croix d’Hendaye, en vente dans toutes les bonnes librairies (Fulcanelli et le Mystère de la Croix d’Hendaye aux Editions Séguier et aux Editions Atlantica) non !

 
Enfin, Hendaye, comme de nombreuses villes du Labourd, compte de nombreux cousins au Chili, en Argentine, au Pérou… partis « faire fortune » en Amérique, les Amerikanoak, comme on les appelait. Partis et parfois aussi revenus, fortune faite, pour finir leurs jours dans de magnifiques maisons, que l’on appelle aussi du terme d’amerikanoak, reconnaissables à leur style si différent des maisons labourdines et à leur luxe insolent.

 
Il était fréquent, dans les vieilles familles, de recevoir ces « cousins du Chili »  qui venaient parfaire leur éducation en France et au Pays basque de leurs ancêtres. Les jeunes filles y apprenaient « les bonnes manières » du vieux continent. Les jeunes gens y rencontraient leurs cousins, pratiquaient les sports d’ici, la pelote surtout, mais aussi le tennis, le golf et cherchaient, si possible, une belle jeune-fille à épouser.
 
Les jeunes Hendayais rêvaient alors de partir à leur tour « là-bas » et pas seulement pour échapper au… service militaire !

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Sur un album de la famille Légasse-Camino: les cousines du Chili vers 1900


 
Mais il est une autre raison extraordinaire d’évoquer le Chili à Hendaye : un palmier ! Un palmier ? 

 
Oui, un palmier, mais un palmier extraordinaire ! Un palmier que les spécialistes et les amoureux de ces plantes viennent visiter de toute l’Europe et même d’Amérique, au point que s’est tenue, l’an passé, à Hendaye, l’Assemblée annuelle de l’association des Fous de Palmiers. Association fort sérieuse et compétente dont le comité scientifique, pardon du peu, regroupe le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, le Royal Botanical Gardens Kew de Londres, l’IRD de Brasilia au Brésil , l’Université de Genova en Italie… association placée sous la haute autorité de l’International Palm Society dont le siège est aux Etats-Unis.
Et c’est vrai que les palmiers se sentent bien à Hendaye et ceux qui ont un jardin savent de quoi je parle. Les palmiers poussent ici naturellement… mince consolation de notre climat chaud et… humide !

Ces plantes (car le palmier n’est pas un arbre) aiment le soleil,  la pluie, le vent et se moquent de l’Enbata. Le palmier, comme le roseau de La Fontaine, plie mais ne rompt pas.

Mais parmi tous les palmiers d’Hendaye, il y a la vedette, la star… la « palme d’or » (oh ! pardon, je n’ai pas pu m’en empêcher) : « Ladies and gentlemen, The palmier du rond-point ! » Sous vos applaudissements !
Oui, notre palmier du « rond-point du palmier » autour duquel se rassemblent les peintres hendayais, le palmier du rond-point de la plage, que l’on appelle justement rond-point du Palmier.

Ce palmier immense est un des plus beaux spécimens en Europe de l’une des sortes les plus extraordinaires de palmiers: le Jubaea Chilensis.

Je répète, car vous allez briller en société avec ça : le Jubaea Chilensis. Plus communément appelé Cocotier du Chili (ce que nous ne permettrons pas quand on parle de celui d’Hendaye !) et que les spécialistes nomment justement le « Jubaea Chilensis d’Hendaye ».
Différents ouvrages spécialisés évoquent « le fameux spécimen d’Hendaye, à la frontière entre la France et l’Espagne, sur la Côte Basque »… aucun doute possible, c’est le nôtre!

Jubeae, en l’honneur du Roi Juba II (pour ceux qui ne savaient pas qu’il y avait un Juba Ier) roi de Numidie à l’époque du Christ, qui vécut de -50 à 24 après JC, et qui était un grand botaniste.
Chilensis… parce que du Chili… vous aviez deviné !

Le Jubeae Chilensis est le plus gros de tous les palmiers. Mais il détient un autre record : sa lenteur de croissance… puisqu’il fleurit vers l’âge de 60 ans !

Cette espèce est désormais protégée. Les Chiliens, en effet, les coupaient sous la couronne de feuilles pour en extraire le « vin de palmier ». Un palmier, comme celui d’Hendaye pouvait donner, pendant six mois, près de 400 litres de sève… avant de mourir.
Ce palmier est très résistant au froid, ce qui lui permet de vivre sur la Cordillère des Andes jusqu’à 1500m d’altitude.
Celui d’Hendaye ne craint rien, vu qu’il est à 2m d’altitude à marée haute…

Il est amusant de voir sur d’anciennes cartes postales l’évolution de notre palmier, planté minuscule vers 1900, et qui a dû fleurir pour la première fois vers les années 60 en donnant des graines de grandes valeurs que les lecteurs de ce blog vont se précipiter de ramasser pour les revendre à des  touristes anglais.

Il est, bien sûr, permis aux Hendayais d’en planter quelques graines dans leur jardin et d’attendre patiemment que leur Jubeae Chilensis… fleurisse.
 

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Le Parc national de La Campana (près de Valparaiso) Réserve de Jubeae Chilensis.

Et à droite le célèbre palmier d’Hendaye.



Ci-dessous: Le (tout petit) palmier à sa plantation vers 1900. Le rond-point s’appelle le square. 
Et, en dessous, le palmier vers les années 50.
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Enfin, avril 2008… Trés belle rénovation du jardin qui entoure notre magnifique palmier centenaire.
On aperçoit sur la photo ci-dessous les jardiniers de la ville qui finissent la pose de la pelouse et des fleurs…
on attend plus que… les peintres.

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A bientôt, chers amis, pour de nouvelles aventures hendayaises.
Envoyez-nous vos textes, vos photos.
Aupa Hendaia eta Jubeae!

hendayeblog@orange.fr

20 avril 2008 - 5 commentaires
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CUBA… avant qu’il ne soit trop tard!

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 Allez ! Hendayeblog, fatigué de la pluie, vous emmène à Cuba ! Cuba si !

Cuba, une destination amie, entendez par là une destination où l’on est reçu en ami pour y être allé en ami.


Ces quelques photos s’adressent à tous les Hendayais qui se sont déjà rendus chez nos amis cubains et à tous les Hendayais qui rêvent d’y aller et qui n’y sont pas encore allés et à qui nous disons : « Dépêchez-vous… ça ne va pas durer ! »
  En effet, le régime de Fidel Castro ne va pas tarder à s’effondrer. On peut s’en réjouir. On peut le regretter. Cuba deviendra alors au pire, comme avant, une colonie américaine avec son dictateur, sa mafia, les jeux, la drogue et la prostitution. Au mieux, une extension de la Floride, avec le retour des Cubains exilés à Miami, sa mafia, les jeux, la drogue et la prostitution, la folie immobilière et le tourisme américain de masse qui fera perdre à Cuba son identité, son charme, sa joie de vivre, sa culture.

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Si vous êtes français (et surtout si vous êtes basque) vous y serez partout reçus à bras ouverts et avec admiration, car ici on aime la France, on admire la France, sa littérature, son histoire, la Révolution française. Napoléon a même son imposant musée à la Havane. Et si, en plus, comme beaucoup d’Hendayais, vous parlez couramment espagnol, alors vous êtes chez vous ! (La pluie en moins)


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    ¿San Sebastian ?  ¿Donostia ?   No… ez… ¡

La Habana !




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                                                                      El Muséo Napoléonico (ça change de l’Espagne…)

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Hendayeblog vous recommande de commencer votre voyage par La Havane.

 
Si vous en avez les moyens… descendez à l’Hôtel Nacional, le palace historique, complètement démodé mais… tout une ambiance. Sinon, rien ne vous interdit d’aller y prendre le soir un « mojito » ou un « cuba libre » en écoutant la musique (enfin… quand nous disons « un » mojito, vous n’êtes pas obligé de suivre nos conseils à la lettre… et au chiffre).


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    ¿Entrepuentes… qué entrepuentes ?