HENDAYE: Comment porter le béret basque?
Hendaye entretient avec le béret basque une très longue histoire.
Celle du Pays basque, tout d’abord, évidemment, mais aussi celle des guerres carlistes qui font partie de notre histoire et qui sont à l’origine de l’arrivée de nombreuses vieilles familles hendayaises.
Il y a aussi la fabrique de bérets d’Hendaye, qui fut, de ce côté, l’une des principales fabriques avec de nombreux ouvriers venus de Tolosa et dont on voit encore les vestiges sur la route d’Hapéténia, usine de la famille Pérez-Jaureguy qui habite toujours à Hendaye.
Et puis Hendaye a vu passer tous ces touristes portant le béret « à la française » ou bien à la manière des fêtes de Bayonne, de Pampelune « uno de enero… dos de febrero… siete de julio… San Fermin ! ». Non ! Assez !
La meilleure manière de porter le béret s’enseigne sur les rives de la Bidassoa. Soit du côté de Fontarabie (Ondarribia) soit du côté du vieux port d’Hendaye-ville.
Le béret n’est basque que dans la manière de le porter !
Elle demande une longue pratique, d’autant plus longue qu’elle nécessite d’abord un vieillissement du béret, une sorte d’affinage dirait un fromager, des années de pluie, d’air marin et de soleil. D’ailleurs, un béret ne vieillit bien que sous un climat basque. C’est pourquoi, de même qu’on parle des bordeaux ou des bourgognes pour qualifier exclusivement des vins de la région de Bordeaux ou de la Bourgogne, on appelle (appellation contrôlée) un béret basque, un béret qui a vieilli en Pays basque. Une vingtaine d’années feront un bon millésime pour un béret, comme certains vins, et l’on dira qu’il devient alors souple, rond, de belle couleur, de belle robe…
Mais le béret ne fait pas le Basque ! Ez! Ez!… Avec son béret sur la tête, Hemingway ressemblait à un écrivain américain et Malraux à un intellectuel français et l’abbé Pierre à… un saint homme… respect et admiration.

La Leçon de béret du Professeur Lafitte, ancien proviseur du Lycée Ramiro Arrue.
Nous avons demandé à l’un des plus célèbres bérets d’Hendaye, la manière traditionnelle de porter le béret sur la tête. Document unique d’hendaye.blogsudouest.com…
Voici, pris dans le port de Caneta, le port parfait du béret. Il semble posé sur la tête?
Eh non, il est bien enfoncé. S’il était posé, il tomberait au moindre mouvement de Carlito, euh! pardon! monsieur Lafitte. Hors, son béret peut tenir à la pêche, par gros temps. Il ne craint pas un coup d’Enbata. Ce béret, que l’on peut dater d’une trentaine d’années, n’est JAMAIS tombé à l’eau!
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Ci-dessous, Monsieur Lafitte nous montre quelques écailles de thon, témoins de l’ancienneté de l’objet et de son imperméabilité à toutes intempéries. Monsieur Lafitte a plusieurs bérets, pour différentes occasions. Celui-ci est le béret de tous les jours, le béret pour la pêche… disons le béret principal.
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Première astuce (en exclusivité sur ce blog) Monsieur Lafitte nous apprend qu’il convient de retirer la doublure de cuir afin que le béret ne puisse plus glisser. De plus, cela rend le béret beaucoup plus souple et plus maniable.
Vous remarquerez, sur ce document, les traces du soleil et de la pluie qui permettent aux spécialistes de dater avec précision le béret de monsieur Lafitte. On aperçoit encore, un peu effacé par le temps, l’Eskual herria entouré de deux lions souletins et le certificat que ce béret authentique est en “foulard imperméable” indispensable pour la pêche.
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Et sur le document suivant, monsieur Lafitte nous montre le geste rapide et souple avec lequel il place le béret sur son front, avant de l’enfoncer par l’arrière.
Mouvement difficile et rapide, qui demande un certain entraînement.
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Et voilà! Ah! si Ramiro Arrue était là… il aurait fait un portrait magnifique que l’on aurait un jour accroché dans le lycée qui porte son nom.
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Un grand merci à Carlito, Tito pour ses amis d’enfance, un des hommes les plus extraordinaires de ce quartier d’Hendaye.
L’auteur de ce blog n’oublie jamais qu’il lui dit un jour: “Tu vois, A…, pour moi, le plus beau jour de l’année, c’est le jour de la rentrée, quand je vois toutes ces petites têtes qui arrivent au lycée et que je pense à tout ce qu’on va leur faire rentrer dedans pendant cette année scolaire!”
Ramiro Arrue (coll privée)
D’autres bérets célèbres… mais moins bien portés…

Hola Hugo… ay qué guapo con tu boina!
¡Callate Hugo! ¡Asi se lo pone el Rey! ¡Asi te lo pones!
hendayeblog@orange.fr


alga dit :
Il faut absolument demander au Service de Culture de nous organiser un défilé de bérets!!! Façon tous ceux que tu nous a montrés et on peut même organiser un débat sur l’influence de tous ceux qui sont passés à Hendaye. N’oublie pas de demander à Pépin son avis! (il te manque sa photo, d’ailleurs)